mercredi, octobre 18, 2017

Réviser avec Forbin

Temps printanier ou presque (le petit matin était muy frio) et ciel sereinement bleu,
m'en suis allée vers le plan Saint Didier et l'hôtel de Forbin La Barben (un des trois hôtels de la famille Forbin – la branche Forbin Sainte Croix ayant donné son nom à la Préfecture, et la branche Forbin Janson à un hôtel de la rue du Four) où, comme chaque année se tenait un atelier pour les enfants, et où plusieurs exposants déjà rencontrés avaient déposé une ou plusieurs oeuvres.
La première partie du vestibule est encadrée par des salles.
Dans la première salle de gauche, surprise de retrouver Eunwan Han-Oehl dont j'avais
aimé les dessins de boites poétiques au Studio UM rue Saint Etienne, https://brigetoun.blogspot.fr/2017/10/daspirateur-en-coree.html mais en version colorée, assez violemment, la mine de plomb et le crayon sur papier (à vrai dire il y en a également trois) étant remplacés par les huiles patinées sur bois – reste le thème Elle s'efforce de représenter ce que son esprit vagabond a pu lire au travers des parois des boites.
Dans la salle suivante, toujours en façade sur le plan Saint Didier, une vidéo méditative (que n'ai pu capter) de Charlotte Audoynaud et Ludivine Zambon (aux Célestins c'était Re-mettez vos manteaux dont j'avais attrapé trois images https://brigetoun.blogspot.fr/2017/10/les-celestins-2.html) vidéo intitulée «Lila» un paysage légèrement verdâtre, une maison de bois (détail sur https://www.parcoursdelart.com/audoynaudtambon) sur la gauche d'un lac entouré de forêt sur lequel glisse une brume et survolé de temps en temps par des oiseaux.
De l'autre côté du hall, une salle aux volets clos, pour Gharib Mzouri plus spectaculaire que les luminaires présentés au Cloître Saint Louis https://brigetoun.blogspot.fr/2017/10/en-rester-au-cloitre.html
Dans la seconde partie du hall, avant la grille donnant sur la cage qui s'élève jusqu'à une lanterne sur le toit, cage sur laquelle s'ouvre, derrière une arcade, l'escalier
trois grandes photos d'Aline Isoart (au rez-de-chaussée du Cloître Saint Louis https://brigetoun.blogspot.fr/2017/10/parcourir-le-rez-de-chaussee-du-cloitre.html)
De l'intérieur d'un véhicule, j'attrape au vol les images que nous croisons, pointillés dans la bande passante d'un parcours.
Sous la lanterne, à droite, à côté de la porte ouvrant sur les autres salles d'expositions, sagement rangé, une partie du matériel proposé aux enfants,..
et dans la première salle, j'ai retrouvé les céramiques de Mélanie Broglio, mais ici beaucoup moins baroques et colorées que les grandes pièces belles mais un tantinet kitch des Cordeliers et qui, peut-être pour cela, même si moins spectaculaires, m'ont été beaucoup plus aimables.
Au mur du fond, une oeuvre en deux longs bandeaux de l'autre artiste découverte au studio UM Sho Asakawa 
Et puis, présentées sans façon, un peu perdus sur le mur faisant face à la porte et posés au sol, des petits tableaux de Ludovic Dervillez après les grandes oeuvres adoucies par quelques tons pastels du deuxième étage du Cloître
Le déclencheur dans mon travail c'est avant tout le besoin constant de peindre, de composer, de créer. C'est une nécessité absolue. Je peins de façon rapide jusqu'à trouver le point d'équilibre recherché.
Plus loin sur le même mur, Fanny Lavergne (qui aux Célestins présentait une vidéo : un lustre se désagrégeant https://brigetoun.blogspot.fr/2017/10/un-pas-dans-le-parcours-de-lart.html ), expose un faubert et une balayette
Dans une ouverture sur le hall, Flo Arnold expose une grappe de pétales blanches, écho à la très grande guirlande qui occupe le choeur des Cordeliers
Depuis plusieurs années, je réalise des installations urbaines. Ces volumes organiques flottent, dansent, sont en lévitation...
Et, à gauche de la porte, plaisir de retrouver les portraits rêveurs du toulonnais Cyril Besson (j'avoue mon goût pour eux) plus petits seulement, me semble-t-il, que ceux exposés au premier étage du cloître
Dans son présent il révèle les stigmates du temps avec ses carnets de rêves. La mer est son élément d'inspiration.
Au centre de la pièce, Awena Cozannet avec une forme légèrement comique et plus violemment colorée que ses cordages modelés de la Chapelle Saint Michel et du Cloître
deux bocaux aux galets flottants de Yael Dansault (nef des Cordeliers)
Face à la dureté du réel, mon travail s'inscrit dans une dimension poétique et sereine.
Et, sous verre, présentée par Cluca, une cagoule dorée comme celle qui masque certains des personnages des grands panneaux exposés au rez-de-chaussée du Cloître https://brigetoun.blogspot.fr/2017/10/parcourir-le-rez-de-chaussee-du-cloitre.html mais ornée de longues franges bleues (au mur derrière un tondo comme les deux du Cloître).
Le thème ici traité reflète mon inquiétude quant à notre devenir en tant que Personne-s dans un contexte produisant rejet, exclusion...
Enfin, à côté de l'arcade donnant sur la pièce suivante, éclairée par une fenêtre en façade, un beau masque d'India Leire (après les Célestins https://brigetoun.blogspot.fr/2017/10/un-pas-dans-le-parcours-de-lart.html)
Dans l'arcade, et dans la salle, le charme coloré, et nuageux un peu, de l'oeuvre des enfants...

J'ai salué la gentille bénévole dans le hall, piapiaté un moment, et m'en suis revenue.

6 commentaires:

Claudine a dit…

Eunwan Han-Oehl : je savais bien que j'avais toutes les raisons de jalouser son travail. Il est coloriste en plus !

Arlette A a dit…

Suis un peu perdue...je ne trouve pas de repères si ce n'est ton reportage parfait Merci

Dominique Hasselmann a dit…

Les tableaux de Ludovic Dervillez, posés à même le sol : idée pour "désacraliser" la peinture, et la photo du garçon au béret : beau choix.

brigitte celerier a dit…

Arlette, je suis depuis hier en défiance de mes tentatives d"écrire, ça doit se sentir

brigitte celerier a dit…

Dominique, J'aime bien Forbin, un côté un peu anar

Godart a dit…

Dans votre quotidien,il y a toujours une touche de beau, expo où autres, et c'est sympa.