mardi, décembre 19, 2017

Éphémère sensation de lendemain de fête

dalles humides après une averse et humidité glacée suspendue dans l'air
sur ma place on remballe les sapins non vendus
rues calmes et vides du lundi matin
rue Joseph Vernet quelques sapins qui travaillent ou plutôt quelques rares sapins devant les rares boutiques ouvertes (les fermées ont bien raison de se reposer)
dans mon crâne flottent les petites colères ou dégouts ironiques causés par les dernières nouvelles
mais le souvenir d'un beau texte d'André Markowicz sur Facebook (traduction d'une chanson bretonne), mais quelques sourires à l'heure du petit déjeuner
passage à la banque, il me faut recommander une carte visa et donc m'en passer jusqu'en début janvier peut-être – je prends de l'argent liquide, une somme que je trouve grosse, qui à la réflexion ne l'est pas, mais me sentais coupable (bon j'y retournerai si besoin)
les étoiles de la place de l'horloge prennent un petit air navré (mais je trouve, la nuit, la retenue de ce décor plutôt ou très réussi) et la patinoire s'ennuie, ce qui est assez normal
mais pour la douceur, le salut de petits animaux blancs (même si je n'aime pas les peluches, là je les ai appréciées)

mais le bleu sur l'après-midi, l'antre presque tiède, la vie prise en douceur, ma chance.

6 commentaires:

Arlette A a dit…

Des sensations differentes selon les heures du jour ainsi va la vie de grognes et de douceurs et en prime les petits bonheurs
En unisson avec le plaisir de vivre

jeandler a dit…

L'existence suspendue à un code qui n'est pas de bonne conduite.

Dominique Hasselmann a dit…

Une journée sans rien de particulier, mais c'est bien, ce calme blanc...

brigitte celerier a dit…

Arlette, Pierre, Dominique : hiberner, s'économiser… sourire

Albert Dulac Alarpad a dit…

La vie tout court .merci pour ces jolis mots .Très bonne journée .

brigitte celerier a dit…

ai fait un tour un peu branlant pour petits plaisirs - céder un petit chouya à l'esprit fête : consommation, avec humeur souriante