mercredi, janvier 17, 2018

De quelques jours

de plongée, dans le nul, le trou vide, le clapotement, le barbotage dans du neutre, sans complaisance ni remords, de reprise en mains ébauchée de carcasse en révolte molle, de crâne sans gouvernance, ou absorbé dans la découverte de pensées d'où il ressort qu'écologiquement, et économiquement, n'y a d'autre avenir que le suicide unanime de l'humanité, et en attendant que le plaisir individuel de croire qu'un comportement res-pon-sa-ble peut influer.
d'un ciel qui peu à peu est passé du bleu orné de nuages débonnaires à des nuances de blanc et gris avec la visite d'ondées passagères, et, me semble-t-il, l'émotion d'un orage sans insistance
de la place de l'horloge perdant une partie de ses habits de fête
de la chance renouvelée dans le choix de mes lectures au coeur de la nuit
de deux beaux concerts dans notre opéra provisoire
et comme, pour le premier, consacré à Beethoven (l'éroica et le bien-aimé depuis l'enfance concerto pour violon et orchestre), avec la découverte pour moi d'un violoniste Olivier Charlier – mon ignorance est grande – j'avais, au dernier moment, renoncé à la robe que la température adoucie me permettait parce que, malgré les deux kilos de l'hiver, n'ai plus la force de marcher avec des bottes et que mes bottillons vont mal au velours fin... la trouvaille dans des rangées de chaussures soldées, d'une paire de richelieus de daim noir qui me semblaient parfaites, avec un léger doute devant la hauteur des talons mais, que diable, ne faut pas se laisser complètement aller... lesquelles chaussures portées une petite heure lundi matin, pour me préparer au plaisir du soir, m'ont affligée d'un tour de reins redoutables... sont rangées, définitivement je pense, et c'est sans elles que m'en suis allée dans la nuit prendre la navette, souriant d'avance, vers le plaisir d'arias de Haendel interprétées par Franco Fagioli et l'ensemble Pomo d'Oro.

Et puis comme restais bloquée dans ma résolution de proposer quelque chose aux cosaques des frontières http://lescosaquesdesfrontieres.com, consciente de l'anquilose de mon esprit, plus incapable encore que d'habitude de poser sur la page ou le fichier des mots ayant un sens, et plus encore présentant un intérêt, me suis mise en train par trois lignes et une photo sur paumée - pas certaine que ce qui a suivi pour les cosaques «tienne la route» mais me voilà relancée, et que cela vaille ou non pour d'éventuels lecteurs c'est pour moi une mesure d'hygiène minimale... 

11 commentaires:

Claudine a dit…

Oh Fagioli ! La chance ! Comment c'était ? Il est incroyable sur les vidéos.

brigitte celerier a dit…

plus sobre que lors d'un opéra comme tenue mais avec cette voix extraordinaire

Dominique Hasselmann a dit…

Vous voilà bien repartie, même si pas avec des bottes de sept lieues... :-)

brigitte celerier a dit…

non avec une paire tolérée par mes pieds et une mini collection soigneusement rangée dans l'espoir qu'un jour...

jeandler a dit…

Sue le chemin de l'Opéra, comme on va à Compostelle, pieds nus.

Arlette A a dit…

Bel entrain ... avec élégance , entre autre si important d'être bien dans ...ses escarpins pour les oublier et jouir de sa soirée

brigitte celerier a dit…

Pierre il fait trop froid pour les pieds nus (et puis mes pieds sont pas assez beaux)
Arlette, jamais pu, même en mon jeune temps, supporter des escarpins

chri a dit…

Le plaisir de vous lire à nouveau.

jeandler a dit…

La beauté du geste prime avant toute chose comme la musique.

Schulthess Eric a dit…

Ah, ce joli mot : débonnaires 😊 Je pourrais tenter de l’ajouter à ma page Ploum-ploum 😌

brigitte celerier a dit…

Chri et Pierre grand merci à vous

Eric un mot cher et trop négligé, comme gentil, notre monde méprise un peu trop cela