lundi, février 19, 2018

Calme dimanche


Après la pluie du samedi, réveil très très tardif et en ouvrant les volets bleus un ciel d'un autre bleu, lumineux, franc où couraient des nuages pendant que les branches lianes de mon olivier fou dansaient, sans violence
Mais comme n'avais pas grande envie d'agiter la quiétude de la marmotte, comme n'avais aucune nécessité de quitter l'antre, suis restée bien benoîtement chez moi, pour me complaire en oisiveté.
Lavage cheveux, nettoyer mon objectif parce que ça s'imposait - sourire, un fauber paresseux, terminer le texte qui dormait pour les cosaques, bien ou mal, regarder des corps se tortiller à toute berzingue sur des pentes neigeuses, me suis fait un petit concert Marc Ogeret et autres
la tant aimée en ma jeunesse
des Aristide Briand, «Adieu cher camarade» en chantant très faux avec lui etc..
et repris les lettres de Koltès pour le suivre, refus, difficultés, leçons, bonheurs en Afrique et en Amérique du Sud, comme, pour la beauté, la solitude, à Tikal
(dans une lettre à sa mère expédiée de Ciudad de Guatemala le 20 septembre 1978)
Je viens de faire le plus beau voyage de ma vie : dix huit heures en bus local, sur des pistes impossibles, avec trois personnes par siège, des enfants sur les genoux, une ambiance incroyable, pour aller voir les ruines d'une ville maya perdue dans la forêt. Arrivé en pleine nuit au bord d'un lac de rêve, j'ai dormi – du moins le temps que les moustiques m'ont laissé dormir – pour repartir le matin pour quelques heures de bus supplémentaires. Les ruines qu'on découvre tout un coup dans une jungle pleine de bruits bizarres et d'animaux inconnus, sont une des plus belles choses que j'ai jamais vues. J'y suis resté trois jours, dans une solitude et un silence extraordinaire, avec une pleine lune !
et cela m'a suffi comme voyage.
Pour en revenir à Marc Ogeret

6 commentaires:

Claudine a dit…

J'aime beaucoup la dernière chanson, où il fait vraiment beau

Dominique Hasselmann a dit…

C'est quand même incroyable qu'il n'existe plus (on qu'on n'entende plus jamais) des chanteurs de cette envergure...

La chanson, de préférence en anglais, n'est plus qu'un intermède toutes les cinq minutes, dans n'importe quelle émission de radio, comme si on était incapables d'écouter des paroles qu'il faut interrompre systématiquement par un zinzin criard de supermarché.

brigitte celerier a dit…

je pense qu'il y a toujours ce genre de chanteurs
ce qui manque c'est le public, le public jeune capable de les propulser (sont passés au rap et à l'anglosaxon pas mal du tout ou même très bien - parfois, mais différent)

chri a dit…

Oui, oui ils existent ces chanteurs Loïc Lantoine en est un. Ils ne passent pas à la télévision mais ils remplissent des petites salles avec ferveur...

jeandler a dit…

autant chanter sous la pluie. Le printemps c'est pour demain...

mémoire du silence a dit…

Merci pour le bleu si bleu et pour Ogeret bien sûr.... j'aime.