dimanche, février 11, 2018

Des allers et venues et des musiques

ciel bleu, lumière éblouissante
et un mistral moyen et bien glacé, avec de brusques foucades dérangeant un tantinet les constructions savantes d'ordures – au retour j'ai vu un conducteur entrant dans la ville, s'arrêtant brusquement, ahuri, en voyant un sac se ruer en roulant à belle vitesse droit sur lui
pas de solution immédiate pour le remboursement du produit chérot... tant pis pour la petite vieille si cramponnée à son sourire et sa dignité qu'idiote devenue, plus encore que d'ordinaire – pas absolument tragique non plus, et j'en ai profité pour yaourts, cigares ben oui et bourbon.
En milieu d'après-midi un premier trajet vers le conservatoire, avalant le vent très froid, et  la petite salle en pente raide que j'aime bien
un petit récital de deux chanteurs Pauline Rouillard soprano - Pauline Rouillard qui indiquait hier sur sa page Facebook
Demain 17h, concert à l'amphithéâtre Mozart du conservatoire d'Avignon. Aper-opéra de l'opéra. Avec Ferruccio Finetti (baryton), Sylvain Souret (pianiste ) et moi-même. Dommage que je sois si malade. Ça va pas être simple (vraie voix pour bel canto, avec un timbre un peu trop acide que je n'ai guère aimé et détesté dès qu'elle pouvait grimper en criant dans les aigus, maintenant peut-être n'était elle en effet pas au mieux de sa forme)
et un baryton (plutôt baryton basse) Ferrucio Finetti nettement plus à mon goût...
dans un air en duo de Lucia di Lamermoor de Donizetti (en entrée, et cela je pense a joué dans mon peu de goût pour la chanteuse... ai trouvé en sortant une femme qui avait eu même réaction), un duo de Rigoletto de Verdi et un de la Cenerentola de Rossini qui étaient nettement plus agréables, et pour elle un air de la fille du régiment de Donizetti (là elle avait ce qu'il fallait de malice, dans l'attitude et la voix pour me réconcilier du moins au début, ça se gâtait ensuite avec les vocalises), pour lui un air de Faust et un de Rigoletto.
Leur pianiste Sylvain Souret nous a fait le plaisir de deux airs, un nocturne de Grief et une très charmante danse de Granados.
Saluts… je les ai laisser manger des canapés arrosés et m'en suis revenue dans un vent un peu adouci ce qui m'a consolé de la sottise que j'avais faite en ne prenant pas le billet du concert du soir qui, programmé à l'Opéra, a été déplacé – peut-être à cause du peu de goût des avignonnais pour la musique de chambre et un nombre de spectateurs plus à l'échelle de cette salle du conservatoire. J'aurais pu m'installer pour deux heures dans un coin... plutôt que de risquer de renoncer, découragée par le trajet à refaire dans le vent et la nuit.
Mais comme il s'agissait d'un récital de piano avec un programme séduisant... suis repartie, saluant une troisième fois Saint Pierre
Arrivée dans les premiers, restée en haut parce que l'acoustique et la vue sont telles que cela n'a pas d'importance et que l'escalier est casse-cou - venais découvrir Olivier Cavé, grand mince, quasi chauve, silhouette élégante malgré une cravate gris perle sur tenue noire assez hideuse, qui nous a, avec une gentillesse aimable, annoncé brièvement son programme, mettant la première partie sous le signe de l'humour avec, d'entrée, les variations «à vous dirai-je maman» de Mozart, reprenant la parole pour évoquer ce qui liait Beethoven à Haydn et Scarlatti, la liberté et pour les deux derniers l'humour, le sarcasme et dans les mouvements lents «le sommet de la musique» avant de jouer, régal, huit sonates de Scarlatti et la sonate en ré majeur Hob XVI 37 de Haydn
un entracte et puis une petite analyse de ce qui permet de nommer pathétique la sonate n°8 de Beethoven avant de la jouer et de la faire suivre par la sonate n°1 dédiée à son maître et quasi ennemi Haydn.
Saluts, applaudissements
un premier bis avec (très beau) le second mouvement du concerto pour hautbois d'Alessandro Marcello transcrit pour clavier par Bach – et un second bis avec une sonate extrêmement véloce et virtuose composée par Scarlatti pour que la reine d'Espagne, qui lui demandait sans cesse des oeuvres à jouer, le laisse en paix pendant une dizaine de jours – et moi qui n'aime guère la virtuosité je l'ai trouvée cette fois savoureuse.
J'étais en fait nettement plus ronronnante de plaisir que l'après-midi
échanges dans l'escalier et dans la grande salle du rez-de-chaussée (l'ambiance était chaleureuse) avec des inconnus et des têtes familières (un peu plus que simplement têtes familières) et puis les ai laissées devant le buffet et m'en suis allée dans un vent légèrement amadoué
saluant Saint Pierre pour la quatrième fois
croyant entendre le micocoulier de Saint Agricol se plaindre de voir augmenter, s'étendre, sa couronne de sacs...
J'avais découvert, pour me motiver, le matin,
une courte vidéo sur les rapports entre les sonates de Haydn et Beethoven, avec des bribes interprétées par Olivier Cavé
et un passage d'une sonate (pas celle entendue) de Haydn

9 commentaires:

Claudine a dit…

Oh chouette, Olivier Cavé, merci de me l'avoir fait découvrir

brigitte celerier a dit…

découverte pour moi aussi (et puis le programme et l'ambiance "entre amis" y ajoutaient)

Dominique Hasselmann a dit…

La maire PS n'est pas gênée par l'accumulation des poubelles "en" sa bonne ville ?

Il est vrai que la musique, telle que vous l'écoutez, fait passer bien des choses...

brigitte celerier a dit…

la maire PS est très critiquée (moi c'est plutôt pour les "rénovations" en mode désert hygiénique des places et rues … bon pour que roulent les vélos, moins pour notre charme

Arlette A a dit…

Et , que le vent follet emporte les notes de musique jusqu'à ta nuit loin des miasmes merci pour l'écoute

jeandler a dit…

L'édile n'était pas au concert et ne s'est donc pas heurtée aux poubelles...

brigitte celerier a dit…

curieusement pas de miasmes… sacs bien fermés et froid
l'édile n'ignore certainement pas

brigitte celerier a dit…

boudiou, relisant à tête reposée, quatorze fautes de frappe ou d'orthographes corrigées et raccourcis explicités

Anonyme a dit…

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