jeudi, mars 29, 2018

un jour

petit matin bleu
s'est voilé pudiquement
sur mon en-aller
mais régnait en tendresse
en allant vers le fleuve

marchais, buste épaissi et bossu de plus en plus sur mes petites jambes, mais dans le plaisir de quitter le camouflage du manteau pour un veston ouvert, et gommais en moi, avec regret mais décision les mots qui me venaient matin, qui disaient corps quittés de frais et cette paix où flotte encore l'esprit, et puis continuaient, creusaient, se nourrissaient de chair, mais cela que ne sais plus dire, installée avec résolution dans le jour, restera comme une brume tendrement sévère en moi.

14 commentaires:

casabotha a dit…

Un émouvant moment de suspension.

brigitte celerier a dit…

et une journée quasi printanière

Dominique Hasselmann a dit…

une pause, au sens photographique du terme (même si j'ai l'impression qu'on n'utilise plus ce moyen avec nos appareils numériques)... lâchez un peu du lest ! :-)

brigitte celerier a dit…

en fait j'ai laissé venir mon bidule pour tiers livre, envoyé en fin de journée (et du coup il était trop tard pour dîner à temps pour assurer les 12 heures de jeune avant la prise de sang, on verra demain) avec grimace, juste au moment où François Bon publiait les participations, ce qui m'a permis de rêver grâce à votre texte (vous avez le numéro 9 et moi le 10 avec mon bidule que je trouve mauvais - avais trop de choses étrangères au thème à dire mais ma balade bretonne m'a plus, tant pis pour le texte) le vôtre m'a vraiment été un bon moment

Claudine a dit…

Du vide et creux de la création et du bidule

brigitte celerier a dit…

merci Christine

Arlette A a dit…

Echo de vacances...dans le sens littéral du terme dans cette trop grande maison des champs vide de tant de souvenirs Tu saurais toi écrire un beau texte sur cela et ce vide de trop plein au coeur Pensées pour ta suite ...

brigitte celerier a dit…

je ne peux qu'imaginer Arlette, les maisons de vacance ça date de nos grands parents et ne sont plus nôtres depuis très longtemps… vrai aussi pour les maisons et appartements où avons vécu avec nos parents, restent en mémoire et en photo mais ne pouvons connaître le retour dans leur vide.
Tu as le jardin et ce que tu en montrais hier était joyeusement frais, et puis il y a de la tendresse dans les souvenirs qui s'effacent sans disparaître totalement

Anonyme a dit…

Entendu ce matin qu'Olivier Py avait dévoilé le programme du festival d'Avignon 2018. Cette jolie boucle d'été en été nous met du baume au cœur et nous aide à franchir les passages parfois difficiles des saisons.

Godart a dit…

Entendu ce matin qu'Olivier Py avait dévoilé le programme du festival d'Avignon 2018. Cette jolie boucle d'été en été nous met du baume au cœur et nous permet de franchir les passages parfois difficiles des saisons.

brigitte celerier a dit…

anonyme pas tellement pour moi cette année, parce que selon ma forme actuelle je ne pourrais pas… alors comme être à Avignon sans participer… vaudrait mieux partir mais pas sûre de pouvoir louer un truc qui me plaise - alors pour le moment j'évite de penser festival, on verra

brigitte celerier a dit…

Godart je n'avais pas vu votre commentaire, alors en fait ai répondu à sa version "anonyme" (sourire)

Godart a dit…

Manipulation trop rapide quoique le pseudo est une forme d'anonymat.

brigitte celerier a dit…

sourire