lundi, juin 11, 2018

paisiblement

Le ciel n'était pas bleu, mais la couverture blanche se faisait parfois translucide et le mur et la cour ronronnaient un moment,
me venait une envie d'aller faire quelques pas au bord du Rhône ou d'emmener mon kindle et l'utopie de H.G.Wells, https://www.publie.net/livre/utopie-moderne-h-g-wells/ commencée avec une curiosité enthousiaste mais qui, comme toujours avec les utopies me lasse un peu à mesure qu'avançant je me heurte, même si avec lui c'est un peu adouci et ponctué de petites touches d'humour, à des regards sur l'humain, à des règles, qui me glacent un tantinet, l'emmener donc dans un jardin,
mais finalement, parce que m'étais réveillée flemmarde, restais dans la cour, pour que ma peau aime les rayons filtrés, et pour profiter, avant qu'il ne reste que des feuilles, de mon petit rosier qui fait preuve d'une rapidité indigne dans l'éclosion, l'épanouissement, la mort de ses nombreux boutons...
et puis suis rentrée quand les derniers rayons fugitifs ne pouvaient plus atteindre mon mur, pour répondre à la proposition n°2 de l'atelier de François Bon https://youtu.be/oiZuXNRQx10 et lui demander humblement de corriger la correction que je lui avais envoyé hier, avec une précipitation digne de mon rosier, en me gourant honteusement, pour aboutir à une phrase inintelligible et inharmonieuse.

Pour le reste, me suis limitée aux activités strictement indispensables, avec une lenteur qui les rendait aimables, avant, à l'heure où le ciel redevenu bleu se décolorait pour rentrer dans la nuit, de contribuer avec d'autres, certains, pour rester modérée, très talentueux, à submerger François Bon en lui envoyant ma contribution à la proposition n°3.

11 commentaires:

casabotha a dit…

Joli leurre notre ciel, il y en a sûrement de plus sexys au-delà des confins outre-tout

Alain Chanteraud a dit…

Je crois que nous allons passer un bel été avec François, enfin, pour ce qui me concerne, si je tiens la ligne, si je tiens le verbe. Au moins lirai-je les textes de mes partenaires aventuriers. Merci.

brigitte celerier a dit…

merci (et merci Alain, lisons-nous)

Claudine a dit…

ici ambiance de fin du monde et inondations, drôle d'année
rosier pressé refera des boutons en août

Arlette A a dit…

Suis très envieuse de ton temps d'écriture. ..et ravie de tes partages ..suis débordée par les tâches matérielles meme si l'esprit galoppe Merci

brigitte celerier a dit…

mais heureusement que François Bon dise chacun son rythme parce que huer j'avais spécialement du temps et en juillet n'en aurai pas du tout (fera un grand trou dans mon texte)

Arlette A a dit…

"Je galope" trop vite..desolee la tablette me joue des tours

Lavande a dit…

DEGOUTEE.
Je crois que cette année c'est mon dernier festival d'Avignon (alors que j'y viens depuis plus de trente ans)
Ce matin à 10h à la FNAC, c'est à dire à l'ouverture des réservations, Iphigénie, le seul spectacle que je souhaitais voir (dans mon créneau de dates) était complet.
Certes il y a de quoi faire dans le Off mais ras le bol de ce Festival réservé aux comités d'entreprise et aux Avignonnais.

brigitte celerier a dit…

merci au nom des avignonnais

Dominique Hasselmann a dit…

Est-il bien d'aller à l'atelier pendant les congés payés ? Et que fait-on des conquêtes sociales ?

Tout fout le camp, ma bonne dame ! :-)

brigitte celerier a dit…

c'est le nouveau monde mon cher monsieur