dimanche, juin 10, 2018

Par beau temps, poser un orteil insistant dans le festival

Me disant "il est trop tôt, tu es ridiculement empressée", sous le ciel pur, dans un léger souffle de brise,
petite robe sans problème et pied bien ferme, m'en suis allée vers la Fnac.
Arrivée un peu avant l'ouverture des portes à dix heures ai trouvé déjà petite troupe... et la bonne initiative de l'année : une dame assise, cahier sur les genoux, qui notait le nom des arrivants et leur octroyait un numéro (au Cloître on distribuait les tours de passage pour l'ouverture de la pré-location à 13 heures, à partir de 7 heures du matin heure à laquelle il y avait déjà 150 et quelques personnes... là j'ai eu le numéro 32)
Debout, assis au sol ou sur petits pliants, notant, échangeant, lisant, avons attendu... un début de tentative insidieuse de gratter des places par une badame, ramenée avec sourires fermes à meilleure raison et devenue charmante... et le plaisir d'être entre gens courtois et capables de meubler l'attente avec des riens, plus quelques fake-news pour rester de notre temps. Un relai entre ma voisine, aussi soucieuse de tuer le temps que moi, et son mari, courtoisement plongé dans une lecture silencieuse, dont j'ai profité pour gribouiller ma participation à la première proposition de l'atelier d'été de François Bon http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4772, une distribution de cafés que j'ai regardés avec tout le respect dû à l'attention et toute la défiance due à la couleur... et il était treize heures, nous sommes relevés, et avons piétiné sans trop d'impatience affichée, liste en main.
Vers deux heures et demie, me suis trouvée à mon tour devant une jeune femme efficace (même si n'avaient pas, pour ce jour, les plans des salles ce qui fait qu'avons tenté au piff de trouver places qui me soient gentilles – à vrai dire pas mal de premier rang) un engorgement de la machine vite réglé à cause de mon appétit de belle taille
Suis repartie, jambes un peu raides en absurde réaction à mon esprit détendu, vers 15 heures, avec 21 billets sur les 23 demandés (je crois que vais d'ailleurs supprimer un des deux spectacles envisagés parce que je me méfie des désacords entre carcasse et le gymnase Aubanel)... restent les lectures (nombreuses à être désirables dont des passages des Métamorphoses d'Ovide et Marie Cosnay dans le crépuscule tombant sur le jardin de Calvet) le off et tous les concerts spirituels que j'avais oubliés... restent aussi nombre de débats, rencontres, discussions philosophiques auxquels j'adresse mes regrets (sais qu'en cours de journée l'Université sera trop loin pour mes jambes)

Et puis déjeuner, sieste, des riens... en rapport avec le festival off

9 commentaires:

casabotha a dit…

Cet éventail de tickets-promesses est exquisément impudique

Grimard Marie-Christine a dit…

En voilà des belles perspectives !

brigitte celerier a dit…

merci à toutes deux
restera à ne pas renoncer au dernier moment..

Arlette A a dit…

Félicitations

brigitte celerier a dit…

oui, enfin les ai pas encore utilisés ! et pour beaucoup (n'avons guère de grands noms cette année, peut être à cause subventions même là en baisse - mais pas plus mal au fond) pas certaine de mon choix

jeandler a dit…

Seul le premier pas compte même s'il est douloureux.

brigitte celerier a dit…

euh chez moi il est plutôt conquérant…. c'est sa multiplication qui pose probe!me;.. moi qui n'avais comme qualité physique que l'endurance (est ce l'âge ?)

mémoire du silence a dit…

Quel beau projet en perspective, puisse la vie de la culture pérenniser encore et toujours ... les festivals souffrent tous du même mal aujourd'hui : manque de subventions...

beaux jours à vous

Anonyme a dit…

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