samedi, septembre 15, 2018

Dérapage du poisson technique aux Célestins

Parce que je venais de découvrir cela in extremis, ou presque (cela ferme le 15 septembre) m'en suis allée en fin de matinée, sous le ciel bleu, dans un air tendre que parcourait un petit vent chassant les premières feuilles brunes, passant à pas aussi grands que possible entre les portants, déballages, tentations, de la braderie (j'avais totalement oublié qu'elle avait lieu jusqu'à dimanche soir) en me répétant «suis pressée, suis fauchée»... vers l'église des Célestins
dans laquelle, pour une fois, on entre par la grande porte,
église toujours aussi belle dans sa décrépitude soignée, plus éclairée que d'ordinaire, ce qui est compte tenu de l'inégalité du sol plus confortable, mais qui fait perdre un peu du mystère (juste un peu, il ne faudrait pas que ce soit davantage) dans lequel baignent d'ordinaire les oeuvres.
Il s'agissait de l'exposition «dérapage», résultat d'une résidence pendant trois semaines d'un collectif «le poisson technique» regroupant, si j'ai bien compris quelques professeurs et huit jeunes artistes sortis ou élèves de l'Ecole d'art (qui je le découvre ce soir ont ou ont eu un atelier commun à la Barthelasse). Etions quelques uns à circuler, plutôt heureux, échangeant parfois, et j'ai pris-loupé-moins loupé des photos que vais, paresseusement, poser ici, sans tenir compte de leur entremêlement, en neuf séries sans mots, autres que l'identité de l'auteur
sauf la première qui regroupe des images de l'église, en suivant la pagaille de mon cheminement (église qu'à la vérité on retrouvera ensuite – j'oubliais, ça va être long – puisqu'elle est écrin des oeuvres)
et, premier en entrant, avec son «caïman» en bois contreplaqué peint en vert et ses grands dessins de palmes au fusain, Arthur Novak https://arthurnovak.fr (déjà rencontré chez Lambert pour une exposition de groupe)
que l'on retrouve aussi dans les bas côtés avec palme plus grande, un orgue, et une cabane de bambou pendue entre la grande nef et les chapelles latérales
et puis, la délicatesse, l'invention, la variété de Stéphanie Brossard https://www.stephaniebrossard.com/ avec les petites lamelles de plexiglas posées au sol «coupe d'océan», une étagère métallique portant des minéraux, objets en verre etc... «déjà-vu», ses tirages avec jet d'encre pigmentaire, son étrange, malicieux, un peu terrible «baiser» (en pierres, métal, moteur et amour selon le cartel), et dans une chapelle à elle dédiée une baignoire contenant de l'eau salée et des roches volcaniques de la Réunion «d'après souvenirs»
de grandes cartes réinventées et des dessins de Bastien Faudon (également vidéaste) https://bastienfaudonart.wixsite.com/monsite et, dans la nef centrale, une encre sur papier collé sur du bois ainsi légendée «une île, comme vue depuis la mer avant d' accoster, ou comme dans les carnets de voyages de Charles-Alexandre Lesueur» (référence qui je l'avoue ne m'évoque rien... si quelqu'un sait...) et puis les «topographies» (bois, plastique et peinture)
la finesse de Xiao Xin Gui http://inventeursdaventures.com/fr/artiste/Xiao-Xin-Gui avec ses aquarelles, sa "clef" en pâte moulée etc, son grand «paravent des sapiens» à l'entrée du choeur, le livre de croquis qui semble-t-il était davantage mais je n'ai pas compris (et comme nous étions deux à chercher en divaguant ce n'était pas possible)
Sans doute ma préférée ou celle à laquelle j'étais le plus sensible, Pauline Tralongo http://avignon-arts-contemporains.com/pauline-tralongo/ et https://www.instagram.com/pauline_tralongo/ , ses papiers faits à la main, la grande banderole ou longue feuille et ses ombres au graphite et à la mine de plomb, ses séries de dessins, ombrages, sur papier fait main, ce tronc dont je ne suis pas certaine mais dont je veux qu'il fasse partie de son monde,
Sans doute celui qui est le plus éloigné de mon univers, qui, à part le grand dragon en fer et inox, ne m'a, je l'avoue, accrochée que par un peu d'amusement, et une certaine admiration devant le travail, Pascal Fournier http://avignon-arts-contemporains.com/pierre-fournier/
Enfin, non que je ne l'ai aimé mais parce que j'ai formidablement loupé les photos de ses assemblages, ses villes imaginaires, Mario Issa (aimerais le rencontrer au travail...) http://avignon-arts-contemporains.com/mario-issa/
Pardon... mais ne demandez pas aux oiseaux perchés sur Saint Martial de me punir pour ma longueur...

7 commentaires:

brigitte celerier a dit…

bon !a va, me suis fait plaisir er je n'ennuierai personne

jeandler a dit…

Tout le plaisir est pour nous, en découverte.
Un sol inégal pour une expo "dérapage", un petit plus.
Prenons un billet de Loto pour toiletter les pierres de ce lieu qui fait pitié.

brigitte celerier a dit…

surtout pas Pierre ! il est parfait ainsi ne plus y toucher (perdrait sa magie)

Arlette A a dit…

La décrépitude soignée.. .J'adore et les oeuvres s'intègrent parfaitement , il me semble cela est intéressant Merci

brigitte celerier a dit…

Arlette c'est un écrin merveilleux pour les expositions (mais ne pas l'éclairer davantage… là c'est presque trop)

Claudine a dit…

Très belle exposition, on se régale de toutes les œuvres

Anonyme a dit…

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