samedi, février 09, 2019

n'étions pas comme des grands

quelques notes d’accordéon pas très justes pour
Morne suis et désertée
sure d'être inutile
mais aussi sans nul désir
de tenter de me croire
apte, capable de mieux
Les mots me sont étrangers
Juste envie de respirer
en regardant le vide
En attendant une amélioration éventuelle, m'en suis allée vendredi soir au théâtre du Chêne noir
pour assister à la représentation, par la Compagnie Dans la cour des grands http://www.danslacourdesgrands.fr/lacompagnie.php (j'ai piqué/copié la photo ci-dessous sur leur page Facebook) d'une pièce de Pagnol dont j'ignorais l'existence (pas très étonnant) Fabien https://www.chenenoir.fr/event/fabien/
Dernière pièce écrite par Marcel Pagnol en 1956, Fabien est avant tout une comédie, comme Marcel Pagnol savait si bien les écrire, une comédie sociale, qui se déroule dans un univers très particulier : celui des « Monstres » et des « curiosités » des Foires de l’époque.
« Une comédie dans laquelle on rit plus que dans Topaze », dixit Marcel !
Mais comme toute comédie, elle est construite sur un drame.
Fabien, le héros de l’histoire est beau, intelligent et talentueux, il est pourtant le bourreau du drame qui est en train de se jouer…
« Un monstre parmi les monstres, mais un monstre qu’on ne peut suspecter, une monstruosité invisible à l’œil nu. Sa victime, sa femme Milly, tombe dans le piège qui lui est tendu : par amour? Naïveté? Fragilité? Est-ce le manipulateur qui choisit sa victime, ou la victime qui choisit son manipulateur? Martyr ou complice?
Autant de questions qui poseront les fondations de notre ouvrage.
Et nous rirons évidemment, au milieu de monstres beaucoup plus humains que notre héros. Nous rirons à gorges déployées du drame social qui se déroulera sous nos yeux.
Les monstres de foires, en cage, étaient là pour nous divertir ?! Non ? De quel côté des barreaux étaient les plus monstrueux ? »
présentation par Marc Pistolesi, metteur en scène
bon, ma foi je me demandais un peu pourquoi j'avais pris un billet pour aller voir cela parce que Pagnol je suis assez fermée à ses histoires pleines de bons sentiments mais ça c'est parce que je dois être mauvaise… enfin j'avais envie de rire et de sortir.
Seulement voilà, j'ai beau faire je n'ai pas une passion pour Pagnol, pas vraiment, et ce n'est certainement pas ce qu'il a écrit de mieux, seulement voilà, oui il y a un décor astucieux, oui il y a quelques gags un peu clownesques et assez efficaces, oui les intermèdes, musique, ébauche de mime, sont plutôt réussis, oui ils sont sympathiques et il y a de la générosité et du travail mais enfin ce "n'est pas ça" et j'ai trouvé très longues ces deux heures.

10 commentaires:

casabotha a dit…

votre vacuité contenterait bien des extraterrestres exigeants

brigitte celerier a dit…

tant mieux pour eux mais moi qui suis terrestre à l'excès ce n'est pas le cas

jeandler a dit…

Creuser le vide, une histoire sans fin.

brigitte celerier a dit…

je ne creuse pas, je baigne dedans (sourire)

Dominique Hasselmann a dit…

L'église se tient droite (et non les côtes)... :-)

Catherine Plée a dit…

Bon courage pour passer ce creux de vague, ça passe toujours... sûr que Pagnol c'est pas Mistral, mais pour moi, c'est une part d'enfance alors je l'aime comme on aime les recettes de nos mères... et puis il est tendre, parfois jusqu'à la guimauve c'est vrai, et vraiment drôle. j'aime toujours regarder Marius, faut dire qu'il y a Raimu... Je vais pas vous dire haut les coeurs, c'est insupportable quand il est bas. mais tenez bon !

brigitte celerier a dit…

Dominique, je cherchais, en fait d'église il n'y a que son palais déserté (enfin par elle) sourire

brigitte celerier a dit…

merci Catherine, moi je serais plutôt Giono… en fait je pense que cela manquait de rythme pour que la drôlerie ressorte… la salle n'a ri que deux ou trois fois, et deux de ces fois étaient pour des petites trouvailles gestuelles
quand au moral il n'est pas bas.. c'est juste un désintérêt

Claudine a dit…

le vide, un trou plein de cousins et de voisins / mais de Brigetoun point

brigitte celerier a dit…

ça y est, j'ai émergé je crois… en ai profité pour terminer mon billet pour l'atelier de François Bon, d'une banalité parfaite mais le voulais ainsi