samedi, mars 23, 2019

Un pied dans les jardins intimes

Depuis le 9 et jusqu'à la fin du mois se tient au Cloître Saint Louis l'exposition organisée annuellement par la Mac'a http://www.mac-a.org/ intitulée cette année Jardins intimes et réunissant cinq artistes
Ai plaidé ma cause auprès des jambes (hum...) et m'en suis allée dans le printemps bleu et doux
Le rez-de-chaussée est consacré à François Girault (qui s'est installé, retraite prise – il avait une agence de publicité en Alsace – pour se consacrer à la peinture, qu'il avait toujours pratiquée dans ses temps libres après son passage, jeune, à l'Ecole des Arts Appliqués, tout près, à Monteux en 2015) http://www.fgirault.com/
et j'ai aimé sa touche, ses seize toiles carrées auxquelles sont associés ce qu'il appelle des aphorismes (tentée par de petits tableaux rectangulaires, abordables mais pas pour mon budget actuel – au moins jusqu'à ce que mes projets s'affirment – où le petit texte s'inscrit en deux ou trois lignes en rive basse comme sur les ex-votos – écrivant ceci je me demande s'il aimerait cette comparaison – j'ai résisté à cette envie)
Si vous en avez le temps (j'étais gênée, seule devant un homme assis dont je me demandais s'il était l'artiste pour prendre des photos) promenez vous sur son site pour avoir une idée de sa veine toile sombre et petites lumières travaillées comme http://www.fgirault.com/matera-2-c25701982 (si ce n'est que la photo aplatit l'effet)
un passage d'un des trois textes figurant sur le petit dépliant que j'ai pris sur une table
le peintre, par des moyens expressifs qui lui sont propres, met en présence les ombres mouvantes et les fulgurances de ses mondes intérieurs. Il le peut d'autant mieux qu'il fait advenir par un effort de lucidité, par l'alchimie de ses couleurs, les bribes de ces mondes, et faisant surgir des formes trempées aux rêves, aux soubressauts, aux lumières de l'enfance... On dirait que les échos de ces mondes intérieurs ne cessent de trembler sous nos yeux dans le dénuement. Joël-Claude Meffre.

Et j'attends demain ou après-demain pour les étages.

14 commentaires:

Unknown a dit…

Ces peintures, et leurs commentaires associés, me font penser à un entretien de Buren sur l’art. Le propos était structuré, référencé et produisait une approche vraiment intéressante, et puis j'ai vu les colonnes...
Soit l'œuvre est là, soit la présence d'un discours s'y substitue. Brassens disant de la mort qu'elle était Bassée vigilante et n'avait pas besoin qu'on lui tienne la main, je crois qu'il en va de même code notre émotion.

Luc Comeau-Montasse a dit…

Parfois
Quand le commentaire ne précède pas l'oeuvre
Il nourrit vraiment l'oeil
(Sinon
Oui pour Buren
Dont une boite/studio/miroir est la
Seule tâche dans les jardins
De Catanzaro -Calabre- que toutes les autres oeuvres exposées caressent.

brigitte celerier a dit…

merci Luc
en fait pour moi le discours fait suite à la vue de l'oeuvre, en temps très décalé
et m'amuse par son emphase ou me conforte
en fait tendance à les juger séparément… mais comme ne sait pas dire ce que j'aime ils me servent de cheville, surtout en ce moment où suis en grande défiance de mes capacités

Claudine a dit…

J'aime beaucoup le premier tableau

Dominique Hasselmann a dit…

Ce François Girault est vraiment intéressant (j'ai craint que vous ne mettiez les cinq artistes d'un coup !), son intimité est très fréquentable ! :-)

brigitte celerier a dit…

un de ceux que j'ai vraiment aimés (et les autres ne les ai pas photographiés.. le responsable de la salle me suivait en commentant, et je n'osais prendre photo autrement qu'en catimini)

brigitte celerier a dit…

ben Dominique êtes prévenu vous aurez les cinq… d'autant que pas grand chose à dire d'autres et que, photos rendant compte ou non, François Girault n'était pas finalement mon préféré…. c'était à mon avis un bon cru (comme j'aimerais ensuite être capable d'aller à Lambert pour une exposition qui me tente BEAUCOUP et puis curiosité de voir l'exposition de cet été au Palais (mais comme je me demande si ne vais pas chercher un point de chute parce que pas cap pour le festival.. enfin on verra)

Anonyme a dit…

Image texte l'éternel dilemme. .parfois parfois non parfois oui, chacun le pense différemment selon les cas ....aime bien François Girault et lien sur son site

Arlette A a dit…

Désolée mon commentaire à sauté de mon smartphone

brigitte celerier a dit…

ah qu'ils sont vivants et taquins ces commentaires

Arlette A a dit…

Oh je le retrouve en anonyme. ..

brigitte celerier a dit…

Il était coincé dans les spams et je me suis demandée si ce n'était pas lui

Arlette A a dit…

Quelle aventure !!! tout un programme

brigitte celerier a dit…

sourire