jeudi, mai 30, 2019

À la poursuite de mes cheveux

fermement poussée
dans le chant du vent lancé
à l'appel du sud
cramponnée à ma canne
au faible abri des remparts
dans une solitude quasi totale qui m'était confort...
avant de suivre la danse des platanes du boulevard Raspail, de regagner la rue de la République, le repos de la Fnac, sans achat - n'est pas temps -, juste pour me raffermir et tenir le délai, et enfin de sentir l'épuisement – pourtant n'était pas si fort le mistral – dans les cent derniers mètres.


Et puis, dans l'après-midi un facteur m'a amené de beaux livres à déguster (les oeuvres ouvertes http://oeuvresouvertes.net/spip.php?rubrique196)

9 commentaires:

casabotha a dit…

tout ça sous l'applaudissement des merlons

Brigetoun a dit…

le vent faisait plus de bruit qu'eux

Dominique Hasselmann a dit…

Les cheveux sauvages...

le ciel par-dessus les remparts (j'imagine Avignon désert et libre).

Brigetoun a dit…

il faut dire que dans le couloir entre immeubles ou maisons et rempart y a jamais beaucoup de gens... un peu comme un corridor de service (mieux pour marcher en paix)

jeandler a dit…

À déguster sans limites, les livres.

Brigetoun a dit…

si une : la place (raison de mon goût pour les liseuses)

Godart a dit…

Confronté à la légèreté de l'être, le mistral dans sa toute puissance se retrouve désemparé, obligé qu'il est de contourner le carénage de votre silhouette et de se plier à la volonté de votre esprit d'arriver à bon port.

Claudine a dit…

lecture tentante

Brigetoun a dit…

Godart j'ai grossi (plus de deux kilos ce qui m'amène à un peu plus de 41 kgs, alors il ne me soulève plus mais je ne le gêne pas encore beaucoup