dimanche, mai 12, 2019

Rire un peu - des ogres en devenir et des coureurs dans la tombée du jour

encourager, avec un peu d'exaspération à cause de son extrême lenteur, le bouton de rose, qui sera presque le seul dans ma cour, qui se décidait ce matin à montrer un peu plus que les trois fentes rouges qui semblaient figées depuis une semaine
en démarrant, avec déjà petit début de douleur des sacrées jambes malgré les attentions données, ai choisi chez la pharmacienne une canne point trop grande, point trop laide.... et j'y ai gagné pour le reste du trajet vers le teinturier et du retour, devant mon incapacité à m'en servir, une forte envie de rire, à laquelle d'ailleurs je cédais retrouvant mon rôle de ravie... avec tout de même un doute sur l'aide qu'elle pourra m'amener lorsqu'une marche un peu prolongée déclenche douleur paralysante – on verra, en attendant m'amusait en emmêlant charges, canne, appareil photo (pour des photos inutiles ! Et caprices de carcasse...
et en fin de journée, après passages d'une courte ondée, de nuages désolants, de plages de soleil, m'en suis allée sous le bleu vers le théâtre des halles... rencontrant une pluie à grosses gouttes paresseuses et rares pour saluer mon arrivée, 
la longue attente (étais en avance) avant d'assister, au premier rang d'une salle pleine à une répétition publique d'un travail en cours, la mémoire des ogres, étape de la résidence d'artiste d'Ana Abril (metteuse en scène) et de sa compagnie «vertiges parallèles» travail comprenant, comme de courtes séquences explorant l'évolution de l'être humain, de l'enfance à l'âge adulte, ses peurs, ses désirs, ses rêves de courts extraits de textes, notamment Blanche Neige d'Angelica Liddell, Mon rouge aux jours et Des cow-boys de Sandrine Roche, mais aussi textes de Javier Abril, Jean-Pierre Burlet et Rodrigo Garcia (partie qui me semble très au point) avec l'interposition de danses (rampantes ou violentes, de courts dialogues qui pour certains demandent du travail, de musique improvisée, etc... Les acteurs (deux hommes et deux femmes) incarnent des personnages monstrueux et fragiles à la fois : figures d'enfants, rois, couples, homme paumé, politiciens affamés...
C'était assez court et suivi d'un bref entracte avant un échange avec metteuse en scène et acteurs, j'ai hésité mais ma timidité a été la plus forte, même si me sentais remonter la pente...
suis sortie, ai admiré les plantations toutes jeunettes et un peu noyées de crépuscule dans le jardin
et m'en suis revenue, la canne devenue presque inutile, à temps pour me heurter ç un rideau de dos en arrivant au coin de la place de l'horloge
de me faufiler et d'assister au départ de la petite foule participant à la première édition de l'Urban Trail de 18 kms... de les admirer et de louper une photo 

8 commentaires:

Marie-Christine Grimard a dit…

Merveilleux bouton de rose, promesse d’élégance parfumée !
Bon dimanche chère Brigitte :-)

Brigetoun a dit…

lent très lent à sortir du statut de promesse
mais surtout promesse cane de vie restaurée

Dominique Hasselmann a dit…

De la marche à la danse, il n'y a qu'un pas ! ;-)

Brigetoun a dit…

Domiique, une phrase qui a déclenché chez moi un fou rire (un peu nerveux mais pas seulement - merci)

Claudine a dit…

La cane de Brigetoun fait cancanner les cannes en marche <3

Brigetoun a dit…

Claudine : sourire grand

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS a dit…

Un plaisir de lecture. J'adore la dernière photo, avec son flou impressionniste. Je trouve qu'elle ressemble à ce que tu es, toute en subtilité, un peu floue, présente et prête à t'échapper. Difficile à cerner mais agréable à côtoyer dans la vie.
En toute amitié.
Roger

Brigetoun a dit…

merci suis toute floue rose là