mardi, mars 24, 2020

Journal du C puissance 3 - 8

Ville aux rues vides
où les fleurs se désolent
d'un trop long oubli
où je cheminais tout doux
saluant des fantômes
mais en rentrant, trébuchant un peu parce que depuis deux jours je n'étais pas sortie et que, comme me l'a confirmé la pharmacienne que venais de voir, il ne faut pas que j'arrête complètement mes petites marches, et ce disant elle a oublié, grr, une partie de l'ordonnance – complèterai plus tard – , en revenant donc ai vu le ciel se trouer un peu pour laisser filtrer un peu de bleu marial, et je me murmurais la vie est douce ma fille, la vie est douce, et la lumière vient à nous.
Pendant que cuisaient les pâtes ai ouvert C'est un beau jour pour ne pas mourir de Thomas Vinau, le premier poème m'a fait sourire mais un peu de travers et en montrant dents pour mordre et le garde pour moi, recopiant la seconde pioche, sur laquelle j'ai refermé le livre
«Nous serions le regain
l'herbe qui repousse
les mots qui repoussent
l'amour qui repousse
après la grande fauche.»
en vous laissant le soin, jeunes-femmes, jeunes-hommes, d'être cela (d'autant qu'à moi, en ce moment, même les mots ne veulent pas venir et n'ai pas écrit une ligne pour l'atelier tiers.livre malgré ma décision)

10 commentaires:

jeandler a dit…

Quand les mots nous fuient, l'univers se dépeuple.

Arlette A a dit…

Petit encouragement Merci

Brigetoun a dit…

oui mais Pierre les mots ont aussi tendance à nous tromper

Brigetoun a dit…

Arette on fait ce qu'on peut (et tant pis si c'est peu)

Claudine a dit…

Oh mais pas mal quand même ce numéro C3-8, belles réflexions

Brigetoun a dit…

merci Claudine, à vrai dire petit crâne s'est surtout passionné via YouTube pour des conférences sur l'architecture rurale au Moyen Age (y compris au très haut Moyen-Age) `là vais tenter de couper pour enfin écrire et pour une réunion à distance pour nos jeunes amis

Godart a dit…

Bien agréable à lire ce soin laissé aux jeunes-femmes et aux jeunes-hommes.

Brigetoun a dit…

nous on a, bien pour certains, piètrement pour d'autres, fait notre part - n'avons plus comme rôle que de ne pas compliquer les choses

Godart a dit…

Hannah Arendt dans le livre : la Crise de la culture,disait exactement la même chose en tenant ce discours : voilà le monde que nous vous laissons (pas de quoi être fier), à vous d'agir maintenant.

mémoire du silence a dit…

"C'est un beau jour pour ne pas mourir" de Thomas Vinau ... j'ai aimé.
:-)