jeudi, mai 21, 2020

En lente revie

en vive explosion
sous une caresse bleue
de la nature
la ville s'installait dans le jour vers dix heures ce matin, m'en suis allée, rencontrant rue Joseph Vernet une vendeuse d'une de mes boutiques préférées qui ne voit personne depuis la ré-ouverture (sur une autre vitrine ai vu une affiche résignée donnant un numéro de téléphone pour prendre rendez-vous le lendemain avec une vendeuse) qui m'a arrachée une presque promesse (à vrai dire ce qu'ils proposent ne correspond ni vraiment à ma bourse, ni à ma silhouette de petite vieille un peu bossue, ni à la vie qui m'attend... bon à vrai dire dans l'après-midi suis ressortie dans mon quartier presque vivant, sous une chaleur quasi estivale, pour faire une bonne action et m'offrir la moins chère des robes, d'une simplicité candide mais s'adaptant à tous les âges et toutes les situations, sauf une réception collet monté, et j'ai lavé un second masque avec le sentiment du devoir accompli)
M'en allais vers les halles, le sens unique pour entrer et sortir, le masque recommandé que ne portait aucun vendeur et moi seule parmi les rares clients, l'amabilité, le plaisir de se revoir, de choisir sans que la tête me tourne puisque les étals sont plus sages qu'auparavant, de refaire provision de morue, d'avoir des petits rougets et des fromages pas sous plastique... Même le fleuriste qui proposait de beaux bouquets avait également des petits plaisirs à poser en couronnement du marché
charge équilibrée
la ville douce aux oisifs
tiédeur vibrante
retour en douceur (et rencontre, devant la porte, d'une jeune femme désireuse de monter ma charge jusqu'à la porte de l'antre)

10 commentaires:

Nadamasse a dit…

Et c'est l'antre qui de sa voix caverneuse : "Entre ici Brigetoun..."?

Brigetoun a dit…

vaut mieux pas, si je ne meurs pas de saisissement je tremblerais trop pour être capable d'entrer

Marie-Christine Grimard a dit…

On regrette que les autorités n’aient pas rendu obligatoire le port du masque lorsque l’on sort de son domicile, puisqu’il n’y a pas d’autre moyen en France, de faire comprendre aux gens qu’ils mettent leur vie et celle des autres en danger en ne le portant pas.
Merci pour vos photos chère Brigitte !

Dominique Hasselmann a dit…

Si les légumes sont de nouveau en place dans leurs petits carrés des Halles, tout va bien... :-)

Brigetoun a dit…

Marie Christine et pourtant elles '(es mairies) font ce qu'elles peuvent : ici masques distribués (y compris une livraison de 90 hier à Rosmerta, tant mieux les 70 jetables qu'avions déposés Roberte et moi ne suffisaient plus- et une règle affichée à l'entrée des halles avec le flacon de gel : masques fortement recommandés pour les visiteurs et commerçants... bon j'étais la seule et j'étais gênante parce qu'on me comprenait mal.. mais pas de peur là , étions rares et les nettoyages de main étaient constants de part et d'autre)

Brigetoun a dit…

Dominique, pour les légumes il y avait pendant la clôture les livraisons possibles (l'ai fait deux fois) reposant mais sans choix... mais me manquaient - les piapias avec mes fournisseurs habituels, les fromages sans plastique et parfois de fermiers à petite production, la morue, l'huile d'un petit moulin gardois etc.. et les poissons sans congélation

Claudine a dit…

la charge numérotée 802289 est d'un mauve exquis

Brigetoun a dit…

des campanules... en reste au modeste ça me va

Godart a dit…

Le printemps sied à Avignon. L'absence de la perspective du festival met d'autant plus un voile de tristesse.

Brigetoun a dit…

les musées de la ville et jardins rouvrent (pas eu le temps encore, mais les cafés, restaurants etc... comme le reste sont fermés et les boutiques rouvrent sur une absence de client ou une rareté (en tout cas dans mon quartier)