mardi, septembre 15, 2020

Les 20 ans de la collection Lambert – B 1




 Lundi matin, teinturier, draps, petites courses, dalles éblouissantes, un masque croisé sur trois couvre le nez, le brun doré vient lentement aux arbres et j'oublie d'acheter du chocolat



Moral mauvais et carcasse assortie pour l'après midi... hésitation devant décisions, remettre à plus tard, me passionner pour le néolithique, et reprendre les photos ramenées de la seconde exposition chez Lambert, intitulée « je refléterai ce que tu es – De Nan Goldin à Roni Horn : l'intime dans la Collection Lambert », qui se tient dans l'Hôtel de Montfaucon



ouvrant sur une salle qui expose plusieurs des suites de cinq portraits d'Isabelle Huppert par Roni Horn https://fr.wikipedia.org/wiki/Roni_Horn démonstration d'une idée (le visage photographié n'est pas vrai image de la personne, puisque figé sur une expression surtout quand il s'agit d'une actrice même si elle pose à visage nu) sans grande nouveauté un peu trop insistante, mais cadrage, lumière impeccables, talent de l'actrice qui la rend émouvante, et confortable camaraderie avec ces images que l'on retrouve d'exposition en exposition comme ponctuation familière.



« Ce travail a pris cinq ans. C'est une artiste qui travaille avec des personnes dont elle aime l'univers, comme Hélène Cixous. Pour accéder à la plus grande variété possible d'expressions sur mon visage, elle m'a demandé de revivre sept ou huit rôles. Je devais retrouver la note exacte de chacun d'entre eux. » Isabelle Huppert




Après une salle qui regroupe des portraits d'Yvon Lambert, de façon évidente avec la photo de Nan Goldin, plus alusivement avec les autres dont, dans l'ordre de mes photos, Cy Twombly et Julian Schnabel, d'autres, sont regroupés des photos que je vais poser, sans tenir compte de leur emplacement – à l'exception de quelques unes des nombreuses photos de Nan Goldin gardées pour demain – 

Photos qui constituent, en reprenant les mots de présentation sur le site du musée, « un corpus d’œuvres directement liées à une réflexion contemporaine sur ce qu’est l’intime en art, ce qu’il offre en termes de possibilités pour représenter nos rapports à l’espace et au temps, à la communauté des hommes et des femmes qui écrivent avec nous le récit collectif de nos vies ici et maintenant.... » l'intime étant parfois pris dans un sens très radical... avec, donc


Bertrand Lavier (« Stresa #4 », acrylique sur miroir de 2003)


Andres Serrano à nouveau avec deux cibachromes intitulés « Semen and Bloom » 


Jill Magid (« I can burn your face – Vincent II » de 2008)


une image qui est un peu trichée, puisque la sérigraphie occupe une petite part de la plaque d'aluminium et laisse place aux reflets et que me suis amusée (un peu gênée tout de même ce qui rend l'ensemble un peu flou) – Cady Noland « The Lincoln Years » (et je découvre qu'en fait je respecte ainsi sa volonté https://www.zerodeux.fr/reviews/cady-noland/)



d'Elina Botherus http://www.elinabrotherus.com « homme derrière un rideau » et « le miroir » (2000)


David Amstrong « Son rapport à la lumière, en effet, est une part essentielle de son travail. Celle-ci, toujours naturelle, entre dans l’image par une direction unique, et baigne modèles et paysages de sa froideur douce et bienveillante. La vision de Armstrong est ainsi portée par des qualités intuitives, son regard pénétrant guidé par ses sensations et ses désirs » http://www.sageparis.com/artists/david-armstrong

Vibeke Tandberg « Dad, Dad #2, Dad #3 » (2000) https://vibeke-tandberg.inamarr.com/index.htm


Jo Lansley & Helen Benson leur œuvre etant, avec celles d'Elina Botherus et de Vibeke Tandberg ainsi évoquée par Paul Bernard-Nouraud chez En attendant Nadeau https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/08/26/vif-art-2-fondations/ «  il ne s’agit plus de rendre familiers, au sens fort du mot, ceux qu’une société considère comme déviants, mais de familiariser la déviance à partir de soi seul, et finalement de la domestiquer, sans la découvrir ailleurs qu’en sa propre image. » au cœur d'une critique assez sévère (et sans dout pas si fausse de l'exposition, mais comme suis encore plus âgée que le cinéma des années 2000 y ai trouvé petit plaisir)


Il y a aussi, plus ancien, en 1985 (Female Masturbation, Man Masturbation) Bruce Nauman 


et en 1965 Roman Opalka « ce que je nomme mon autoportrait, est composé de milliers de jours de travail. Chacun d'eux correspond au nombre et au moment précis où je me suis arrêté de peindre après une séance de travail. " http://www.opalka1965.com/fr/autoportraits.php?lang=fr

Revenant à 2020 (Arles en avril et mai) François Halard https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/10/10/les-interieurs-jour-de-francois-halard

et, plus anciens, les intérieurs de Louise Lawler https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Lawler

Pour finir, la délicatesse de David Rosenfeld https://david-rosenfeld.com

et, familiers eux aussi, les yeux (pas que) miroirs de Douglas Gordon 


2 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

J'aime que les néons des salles ajoutent leurs traits sur les cadres au hasard des emplacements des photos, comme des touches malicieuses et imprévues donnant une certaine distance par rapport à des images qui sont parfois purement formelles. ;-)

Brigetoun a dit…

une constante chez Lambert !