lundi, octobre 26, 2020

Avant la solitude des rues


Si j'avais renoncé hier au trajet vers la Fabrika pour aller assister, dans le cadre de la Semaine d'art en Avignon in « le jeu des ombres » de Jean Bellorini (le regrette tant que ne sais si vais pas tenter de m'inventer les 15 euros nécessaires pour un nouveau billet), 


je me sentais suffisamment d'aplomb et relativement rassurée pour partir ce soir dans un entre chien et loup qui s'est achevé en quasi victoire du loup (s'il est la nuit) 


vers le théâtre des halles pour voir dans le « off » et en liaison avec l'opéra, « dans la solitude des champs de coton » monté par Alain Timar, avec le vague souvenir de l'avoir déjà vu, un jour de grande fatigue, et où j'étais obnubilée par la nécessité de ne pas faire de comparaison avec les impressions fantasmées de la mise en scène de Chéreau à Ivry.

Photo, de Thomas OBrien je crois, publiée sur le site du théâtre 

En fait ce soir, nettoyée des deux vagues souvenirs, si j'ai trouvé que certains moments, soulignés par la batterie déchainée de Pierre-Jules Billon, exagéraient la violence, j'ai, surtout à partir de la première prise de parole de Robert Bouvier (le client) dont j'aime la voix (timbre et sensibilité) – de Paul Camus, le dealer, je retiens surtout la stature, le rythme donné au texte, parfois la danse – j'ai entendu le texte comme ne l'avais pas encore fait


Et m'en suis revenue par les rues qui continuaient encore à croire qu'elles vivaient doucement pour une petite heure.

14 commentaires:

Arlette A a dit…

Oui souvenirs aussi et revu au "Liberté " à Toulon en forte impression Je vais retrouver mes notes

Claudine a dit…

ah ! une sortie antidote à la solitude !

jeandler a dit…

L'entre chien et loup a du plomb dans l'aile ! Attendre des nuits meilleures.

Brigetoun a dit…

oui merci à vous trous
mais les jours se suivent sans se ressembler et là tente de ne pas appeler toubibs qui ont mieux à faire mais suis loque douloureuse

Godart a dit…

Alain Timar, André Benedetto........ toujours émouvant d'entendre résonner ces noms qui font partie de l'ADN culturel d'Avignon. Espérons dans un avenir sinon meilleur, du moins retrouver simplement cette culture qui nous paraît si proche et actuellement insaisissable où nous faisons comme si.......

Brigetoun a dit…

sauf dans le cas Timar, chez Gélas ou Bénédetto on en est à la génération suivante (même si Gélas n'est pas mort et garde une présence bienveillante)

Dominique Hasselmann a dit…

On espère vous revoir très bientôt en bonne santé car votre blog semble tout "paumé" sans vous ! :-)

Godart a dit…

Ça va ??????

chri a dit…

Inquiet de ne pas vous lire depuis le 26 Octobre...

Brigetoun a dit…

Merci Dominique ! et moi donc sans lui (quoique là vais pas lui donner grand chose)

Brigetoun a dit…

Godart, dix jours à l'hôpital où j'allais pour une urgence qui s'est réglée toute seule.. dans le silence des toubibs qui voulaient m'examiner mais avaient vraiment autre chose à faire qu'à me parler... j'ai beaucoup de chances par rapport à tant (et aux soignants donc) et rende-vous fin demoiselle pique résultats examens finalement décidés (hors Covid) mais suis un peu à bout physiquement et nerveusement là... petite vieille à retaper

Arlette A a dit…

Pensées très fort

Brigetoun a dit…

Christophe, c'est gentil
réponse ci-dessus

Brigetoun a dit…

Merci Arlette