mardi, octobre 20, 2020

Depuis l'antre fin des Célestins

 Jour atone... dire j'ai froid, se réchauffer avec ménage, repassage, lire, siester, lire, retenir UNE place pour un spectacle de la Semaine d'art (aurais pas tout perdu !) et, à l'aide des intentions d'artistes mises en ligne achever la visite de samedi aux Célestins


J'étais restée dans le choeur, me suis retournée vers la nef centrale, mais suivant la direction indiquée par le renard à plume, suis passée dans la dernière chapelle axiale vouée à Léa Ducos https://leaducos.net



« À partir de la récupération de chutes de l’atelier bois, je construis un vocabulaire de forme inopinée. 

Par une gymnastique de déplacement des chutes, je parviens à trouver un équilibre dans la composition spatiale de l’espace d’exposition. Celui-ci est plutôt perçu comme un lieu d’éveil récréatif. Mes sculptures « posées » fonctionnent comme un écho à une stimulation du mouvement. » 

(sur son site une vidéo  « panorama » entre sourire et navrance https://vimeo.com/36965260 )


la chapelle baroque qui ouvre le bas côté est occupée par Patricia Meffre (vue au cloître)https://www.patriciameffre.com déjà rencontrée au Cloître Saint-Louis 

« Plusieurs des pièces réalisées récemment pourraient provenir d’un « paradis perdu ». Mais il y a bien d’autres paradis perdus ou oubliés ailleurs sur terre, dont on pourrait poursuivre ou recherche les traces et les formes, au plus intime de l’humanité, là où se réunissent les ténèbres et les lumières des origines. »


et, surtout, les deux travées suivantes présentent les grandes et très belles photos d'oliviers dans la nuit (malheureusement trop fortement éclairées) de Alain Ceccaroli http://alainceccaroli.com/alain-ceccaroli-collections.html éléments d'une série intitulée « le dit de la nuit »


« Mon œuvre n'offre pas un spectacle du monde mais une expérience de celui-ci. La part de description, inhérente à l'enregistrement photographique, n'est nullement négligée mais elle n'est plus une fin. Elle est le moyen de transcription d'une sensation, non de reproduction d'un fait. Dans mes photographies, nulle complaisance de l'anecdote, de l'effet, du sentiment. Je ne juge ni ne démontre. Ne se voulant pas narratives elles ne magnifient pas les lieux mais veulent rendre compte de mon expérience de ceux-ci. Elles me montrent dans le paysage avec tout de ce qu'il m'apporte de joie, de nostalgie, de tristesse, de moment de grâce... »

« L'arbre qui nous occupe ici a une histoire singulière. Elle est certainement plus riche que celle des autres arbres dans la mesure où l'olivier ne dessine pas seulement une géographie mais où, offrant aliment aussi bien au corps qu'à l'esprit, il définit une manière de vivre et un imaginaire, autant dire toute une culture. Autant que je me souvienne j'ai toujours côtoyé l'olivier, enfant et adolescent lors de mes randonnées en Provence puis au cours de mes recherches photographiques "pérégrinantes" autour du monde méditerranéen. J'ai un fort attachement à cet arbre, à son feuillage féminin opposé à la masse obscure du tronc. »


Dans la nef centrale, sur les murs, les grands panneaux, où la force du réel traité en grandes formes plates tend presque vers l'abstrait, de Manuel Ruiz Vida http://documentsdartistes.org/artistes/ruizvida/repro.html



« Manuel Ruiz Vida peint invariablement des mondes et des objets familiers sur de grands formats qu’il affectionne tout particulièrement. Ce sont pour l’essentiel des entrepôts, des cuves d’hydrocarbure, des bâtiments désaffectés renvoyant au paysage sidérurgique et portuaire... Les peintures de Manuel Ruiz Vida ne visent pas à l’illusion. Elles mettent à l’épreuve le réel... Leur géométrie associée à un puissant effet de frontalité en fait de fascinantes et mystérieuses natures mortes, celles qui murmurent la vanité de toutes choses. Manuel Ruiz Vida peint l’inexorable action du temps et ses outrages ... L’attachement que porte l’artiste à peindre la dégradation des matériaux et les modestes altérations traquées à la surface des objets renforce cette impression première d’impermanence et de fuite du temps... » Véronique Baton


Elles entourent les sculptures de Sébastien Zanello (aperçu dans la cour du Musée Calvet) http://www.sebastienzanello.fr

« Observer le vide. Y ajouter de la matière pour capter la lumière, puis lui donner un point de vue, mon point de vue. 

Mes sculptures s’inscrivent dans le temps pour y marquer une pause, le figer. Figer la chute, l’envol, l’explosion ou tout simplement l’immobilité. C’est au spectateur de se déplacer pour composer ses histoires éphémères et personnelles. 

Ce regard sur le sujet projette une idée personnelle. Dans les sculptures, mon regard est l’ombre portée matérialisée. » 


Et puis, m'en suis revenue. 


6 commentaires:

jeandler a dit…

J'aurais aimé les oliviers, l'arbre de vie.

Brigetoun a dit…

mes ai beaucoup aimées mais mes photos ne leur rendent pas justice

Dominique Hasselmann a dit…

On parle trop - de manière non-dite- de paradis en ce moment... :-)

Claudine a dit…

moi aussi j'aurais aimé les oliviers, justement parce que le photographe est resté juste un peu en-dessous, juste bien à notre place à côté de ces merveilles

Brigetoun a dit…

oui sommes dans un longuissime purgatoire

Brigetoun a dit…

Claudine, mais les photos originales étaient plus fortes... ai loupé