un jour est passé
avec un ciel variable
jour bénévolent
dont je n'ai rien fait... une livraison pour le nécessaire pendant près d'un mois (3 + 1 soit 4 kgs de Spunta, 500 grammes de tomates vertes, 500 grammes de tomates grappe, une botte de carottes avec fane, 500 grammes de courgettes, 300 grammes de fenouil, 500 grammes d'asperges vertes moyennes, 4 poires Comice, 2 bidons d'un litre d'huile de Barbentane, un flacon de vinaigre de vin blanc à l'échalote, 200 d'Emmental de Savoie, ¼ de Saint Nectaire fermier), un ciel bleu clair avec nuages, un moment d'affolement idiot jugulé avec satisfaction, des projets, des idées d'action, et puis sous tout cela tristesse vaporeuse et sans raison, aboulie, y nada mas... ah si un peu d'Albertine disparue dit par trois membres de la troupe du Français, quelques odes d'Horace traduites par Danielle Carlès pour publie.net https://www.publie.net/livre/oeuvres-completes-t-2-horace/
« Ni ordinaire ni humble est l’aile qui
m’emportera dans le pur éther, poète
biforme, et je n’attendrai pas sur
terre plus longtemps, plus grand que l’envie
je quitterai les villes. Moi, né de pauvres
parents, moi, que tu invites à ta table, ô
cher Mécène, je ne mourrai pas
et l’eau du Styx ne me retiendra pas.
Déjà, déjà couvre mes jambes une peau
rugueuse et se change en oiseau blanc le haut
de mon corps, naissent de soyeuses
plumes sur mes doigts et sur mes épaules...»
Ceci dit, je ne suis pas Horace et aucune aile ne me pousse
8 commentaires:
Si vous avez pu faire en plus provision d'un "ciel bleu clair avec nuages", tout va bien !
Et merci de nous donner des nouvelles de Danièle Carlès ! :-)
Ne rien faire, tout un art. C'est déjà faire quelque chose.
Dominique pour le ciel suis pas certaine... e les nouvelles de Danielle Carlès ne sont pas très fraiches là (sa traduction d'Horace) .. peut être en aurons nous de plus récentes un de ces jours ou ne le juge-t-elle pas utile
Pierre, un avis bien trop indulgent !
Le genou est beau.
merci mais un peu épais comme les jambes Godart, punition pour ne pas avoir marché... jambes lourdes et gonflées
je ne résiste pas au plaisir de mettre les mots de notre ami commun sous ceux du grand homme :
(...) mon tour viendra d'être l'oiseau
aile vierge
source à l'air couplé
dans la durée du vide
(Lisières 2, Analogos, Francis Royo)
oh merci Claudine !
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