dimanche, juin 20, 2021

Vie d'un samedi

 


tiédeur et ciel blanc

la vie reprend tranquille

avant frénésie



m'en suis allée clopin-clopant vers Rosmerta, arrivée vers quatre heure moins le quart pour une permanence... une brochette de garçons blaguant avec un rien de langueur en rang contre un des murs de la cour, des réparations de vélos, des piapias avec la vieille, des passages de bénévoles


la visite de la gentille ado algérienne (la regarde, l'écoute, rajeunis, m'attendris) venue retrouver son chat qui n'a pas place dans leur nouveau logement... me prend mon appareil, l'ai freinée au bout de sept photos que vais lui faire tirer, et son amour fait leur réussite..

visite d'un de mes deux futurs élèves (carrossier en premier emploi désireux d'améliorer son imparfaite maîtrise du français, son CAP en poche) -, cherchons comment faire, un début d'accord, rendez-vous pris pour le semaines à venir (en tenant compte de mes spectacles, d'un ou deux trucs où voudrais aller et d'un ou deux dimanches pour tenir la buvette)

le vent se lève, travail avec mon amie albanaise, entrecoupé de chasse aux feuilles volantes...


et sur le chemin du retour, une chape d'épuisement me tombe dessus et je m'interroge sur ma capacité à tenir le coup... que sera sera


6 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

La réparation de vélos est un secteur en plein échappement !

Une pièce de théâtre sur le thème - décor : un garage - pourrait mettre en évidence toute la politique actuelle autour du deux-roues (y compris les pauvres "thermiques" bientôt soumis à taxe de stationnement à Paris), et comment les villes intègrent ou pas les "mobilités douces" selon l'euphémisme de la peut-être candidate aux présidentielles et mairesse de la capitale. :-)

Brigetoun a dit…

Dominique, moi ce n'est pas tant à cause des4 roues que me met en colère la politique des2 roues mais pour la défense de la cause des deux jambes (ou pire 3) qui sont quand même la circulation la plus douce... et qui sont chassés par les cyclorisés (mais quand il s'agit de mes jeunes amis je n'ose plus rien dire)

mémoire du silence a dit…

" Rosmerta ", ce nom me touche à chaque fois, et vous lire c'est comme si j'y était.
Que vos jambes vous portent encore et encore vers eux, et tout ce que vous partagez.

Brigetoun a dit…

Maria SOUHAIT QUE JE PARTAGE (rire)

Claudine a dit…

Plaisir de regarder au travers votre appareil photo et d'entendre les échos de chez Rosmerta

Brigetoun a dit…

Claudine, là j'émerge du bureau de vote, en petite rage rentrée et crevée à cause de l'inexpérience arrogante du bureau ( vu de nez bourgeoisie locale de droite et extrême droite non moins locale)... ai fini par prendre mon ton de bonne famille lyonnaise pour une réflexion polie et c'est rentré dans l'ordre au moins en ce qui me concerne - repos