dimanche, septembre 26, 2021

Toujours pas du luxe


Temps gris blanc avec quelques petits trous bleus, déjeuner tôt pour être à quinze heures place Pie devant la boutique téléphone pour mon rendez-vous avec M, essayer de lui proposer plusieurs bidules dans le festival qui ne nécessitent pas un pass... promet de passer à dix sept heures trente place Saint Didier, enfin promet de façon un tantinet floue et ne viendra pas... s'intéresse à des films demain matin (n'ai guère d'illusion)


Pas envie de rentrer pour ressortir, et voulant soutenir quelques-uns, comme peux, de ceux qui ont organisé le festival c'es pas du luxe m'en suis allée http://cestpasduluxe.fr/le-festival/programmation/ à l'hôtel de Forbin où se tiennent de petites expositions et devant lequel se déroule un spectacle, on entre par le côté, par une petite pièce dans laquelle sont pendus les costumes ayant permis de tourner une vidéo burlesque « à rire ouvert, à gorge déployée » http://cestpasduluxe.fr/portfolio_page/a-livre-ouvert-a-gorges-deployees/ (en ai vu un moment.. ai plutôt aimé, mais plutôt moins que quelques personnes présentes qui semblent avoir assisté au tournage et le commentaient à côté de moi)...


passant par une petite porte derrière un élément de décor, me suis retrouvée dans le calme agréable d'une petite pièce consacrée à « à table ouverte » http://cestpasduluxe.fr/portfolio_page/a-table-ouverte/ des dessins aquarellés et petits textes de la Maison commune de Cavaillon, lieu d'accueil pour exclus : à partir d’instants de cuisine collective et de repas partagés, Sandrine Lana et Malika Moine ont invité chacun.e à s’exprimer sur son parcours de vie et ses rêves.

dans un passage, « intime lumière » une belle série de photos inspirées des tableaux de Georges de La Tour et autres (pension de famille Emmaüs de Chambéry/Bourgouin-Jallieu)

un coup d'oeil sur le spectacle en cours en passant devant la porte d'entrée condamnée pour l'occasion (mais ouverte)


et un petit tour rapide dans la galerie éphémère http://cestpasduluxe.fr/portfolio_page/la-galerie-ephemere/


et dans une tout petite pièce, presque un cagibi, une série de panneaux rassemblant une photo et un texte écrit par le sujet...

Je suis sortie, ai contourné le côté de l'hôtel pour tenter de suivre, devant la porte, sur le plan Saint Didier, « Moun fou », (fêtes, déambulation, agora) dit le programme http://cestpasduluxe.fr/portfolio_page/moun-fou/ par des marseillais

« Le contraire de la curiosité, c’est l’indifférence. Le combat commence au moment où l’on devient attentif, attentif au pluriel des formes prises par l’existence. Inventer la danse entre nos dedans et les dehors, confronter nos styles, s’engager dans la lutte, celle dont on ne sortira pas indemne.

Moun Fou donne corps aux « sans-voix », aux exclus du débat citoyen, dans un mouvement festif et poétique au cœur de la ville. Où les savoir-faire et les savoir-être de chacun et chacune créent œuvre commune. À partir de récits intimes des comédiens, de chants rituels et de danses libératrices, il tente le glissement de l’intime vers l’universel. »

Mais ma petite taille faisait que je ne voyais rien et ne comprenais pas grand chose...


Ai tenté de contourner l'hôtel pour revenir vers eux en passant sous le petit passage qui fait le lien avec la place Saint-Didier, et suis arrivée au moment où suivis par les spectateurs ils investissaient la place... de beaux moments, des bribes un peu incompréhensibles, une joyeuse pagaille, chanteurs, musiciens, spectateurs inextricablement mêlés, quelques moments de philosophie basique assez mal formulée, une actrice que ma fatigue, tout en en ayant honte, trouvait agaçante,


me suis souvenue avoir vu qu'une petite exposition se donnait aux Cordeliers et comme j'avais très largement le temps de faire l'aller et retour, m'en suis allée, pour me casser le nez (au sens figuré cette fois)


Suis revenue par la rue de la Masse et la rue du Roi René, les derniers cent mètres faits dans le plaisir d'une voix, de sonorités et j'ai rejoint la troupe au milieu du solo d'un chanteur kabyle... ai trouvé une belle chaise jaune, que j'ai cédée à une femme de mon âge pour poser mes fesses sur des tréteaux et j'ai suivi d'assez jolis moments jusqu'à ce qu'ils s'en aillent, musiciens, chaises (sauf quelque unes entassées) chanteurs, acteurs et public vers Ceccano


et je me suis dit zut, parce que ne voyais pas ceux que j'étais venue écouter et soutenir, auxquels avait été attribué un créneau d'un peu moins d'une heure, « grains de lire », « nomades de lire » et Rosmerta dont le petit spectacle au théâtre des halles vendredi soir avait été annulé...  La « scène ouverte » était en fait reléguée sur le côté de l'église... retrouvés les amis, formions un public peu nombreux qui s'est étoffé peu à peu, sauf que les « jeunes » de Rosmerta sont toujours assez réticents à se risquer à ce genre de chose (des lectures de poèmes selon le petit papier tiré d'un chapeau) et qu'ils n'étaient que cinq ou six à être venus soutenir les trois courageux qui se sont fort bien tirés des textes qui leur avaient été confiés (et les adultes et musiciens étaient très bons diseurs) un moment agréable salué par un furtif rayon de soleil...



On annonce un orage cette nuit et plus surement de la pluie demain, le mafé qui devait être servi à Rosmerta pour accompagner des musiciens dont le concert dans la cour risque d'être annulé, est, lui, annulé... vais peut-être y aller alors (je me méfiais de l'effet désastreux que les épices ont maintenant sur moi, deux visites aux urgences m'ont suffi, et nos cuisiniers ne conçoivent le mafé que très très relevé si j'en crois ceux qui s'y sont risqués même s'ils l'ont aimé)

 

6 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

En fait, on ignorait que le festival d'Avignon était suivi d'un "bis"... place Py, forcément. :-)

Brigetoun a dit…

il est nettement plus confidentiel (et moins cher) celui là (sourire)... mais n'était pas place Py : là simplement abonnements internet

mémoire du silence a dit…

Je vous ai suivie en aveugle Brigitte, les photos ce matin ne s'ouvrant que sur 1cm de leur partie haute :-( ... ceci dit merci

cjeanney a dit…

C'est très beau tout ça ! (et le passage « intime lumière » très beau aussi)

Brigetoun a dit…

Oh navrée Maria ! mais il semble que ce ne soit pas général (deux photos publiées par des amis sur twitter) - sont pas terribles (ou de belle qualité) vous savez

Brigetoun a dit…

Christine, pas si beau là, coloré dirons-nous et le bel effort des grands gamins timides à la prononciation encore incertaine !