vendredi, janvier 14, 2022

Un peu de Vernon Blake

Matin bleu et frais... ai tenté de répondre à la première proposition du nouveau cycle « écrire film » de l'atelier de François Bon... ai onze lignes et en gros la suite de ce que voudrait écrire, mais pour redonner forme à un souvenir très ancien il me fallait faire petite recherche, ai lu presque toutes les contributions publiées, ai constaté que j'étais sans doute trop proche du découpage d'un scénario, enfin en gros... pas très décidée à modifier... remets à demain, n'avais pas l'esprit libre. Pour le vider mais pas uniquement pour cela, m'en suis allée dans la lumière assez fraiche

vers Calvet pour voir l'exposition provisoire (le musée est en chantier actuellement : on refait la grande galerie du premier étage qui est fermé et on aménage la cour... j'ai eu peur pour les platanes mais ils resteront en gloire avec des bassins et des gradins fixes pour le festival si j'ai bien compris) consacré aux œuvres de Vernon Blake léguées par sa fille au musée.


Un petit coup d'oeil en passant dans la salle orange à des dessins anciens et à l'olifant sculpté dans une défense d'éléphant venu de la Sierra Leone.... l'escalier, la galerie qui servait de hall à l'hôtel entre cour d'entrée et cour jardin,


et au fond, autour de deux tables présentant des livres de modèles de dessin, d'histoire de l'art etc... de Vernon Blake, des tableaux et dessins, présentés comme dans un cabinet d'autrefois, assez près les uns des autres et les uns au dessus des autres... Si comme moi vous ignoriez tout de lui le Wikipedia allemand (curieusement puisqu'il s'agit d'un anglais ayant vécu et peint longtemps en France) publie un article assez détaillé sur la vie (Reigate 22 septembre 1875 – Avignon 18 avril 1930) de cet écrivain, journaliste, peintre, sculpteur, inventeur, cycliste passionné et alpiniste (selon la traduction automatique... germanophone ne suis pas) https://de.wikipedia.org/wiki/Vernon_Blake



en résumé très très très rapide : fils d'un médecin anglais très aisé – s'intéresse à la physique et à la chimie, en particulier la cristallographie, dispose d'un laboratoire – membre du North Road Cycling Club de 1892 à 1896 (il inventera plus tard des engrenages et un frein dans sa maison des Beaux où il fabrique aussi des jouets en bois) participe à des courses, fait de longs voyages en vélo – passionné par l'alpinisme, en Angleterre et en France –


découvre la peinture à Menton en 1896 ou 1897 en sortant de l'hôpital après avoir eu un très grave accident dans le massif du Mont Blanc, étudie chez Etienne Carrière, épouse une française, un modèle, voyage en Italie où il découvre la sculpture, est nommé directeur de la British Academy of Arts à Rome en 1907, rentre en France en 1910 où il est chargé de concevoir la salle de lecture des Grands Magasins du Louvre, qui n'existe plus, achète une maison aux Beaux – reçoit commande en 1918 de plusieurs monuments aux morts, perd la vue d'un œil à cause d'un éclat de marbre – retourne en Angleterre en 1924/1925 – publie articles sur le cyclisme en France, un livre « Relation of Art » pour lequel il avait rassemblé des matériaux pendant onze ans, d'autres etc... «décède dans un hôpital d'Avignon le 18 avril 1930, vendredi saint, à l'âge de 54 ans»


ai cueilli quelques images de la rangée la plus basse, un peu intimidée par la présence, pourtant aimablement discrète, d'une gardienne, traversé la salle d'argenterie pour savourer un moment le plaisir, debout dans la méridienne, d'imaginer l'été dehors

et m'en suis revenue.

8 commentaires:

mémoire du silence a dit…

ô ! Tout cela est bien beau ! Merci

Brigetoun a dit…

je ne suis pas totalement conquise, mais e trouve le personnage réjouissant et j'aime beaucoup le trait, le côté inachevé

Dominique Hasselmann a dit…

Je ne connaissais pas (sauf Vernon Sullivan...), pinceau pointu... :-)

Brigetoun a dit…

Dominique, rire : moi aussi

Arlette A a dit…

Inconnu mais bien raconté en contre jour plaisant

Brigetoun a dit…

oui Arlette ces expositions un peu bouche-trou de pendant travaux sont mal éclairées et piteusement accrochées - font penser aux anciens musées

cjeanney a dit…

Merci Beaucoup Brigitte, je ne connaissais pas Vernon Blake (j'ai d'abord eu l'impression fugace que c'était un des noms d'écriture de Boris Vian, donc totalement à côté de la plaque :-))

Brigetoun a dit…

le nom me semblait vaguement familier (je pensais peut être à Vian aussi)