L’attente sans fin
Oh que vienne le printemps
et sa tendresse
Pour des courses alimentaires et autres, un tour le matin rue de la République.
En fin d’après-midi, je m’en suis allée vers Utopia-Manutention pour assister à « Baise-en-ville » de Martin Jauvat un des films les plus désirés de ma liste « pourquoi-pas ? »,
(une photo copiée/collée depuis le site du festival | cliquez sur le lien si le désirez | dont je recopie des fragments
Grand trentenaire languide, accroché comme une bernique au canapé de ses parents, heureux propriétaires d’un petit pavillon à Chelles (77). Surnommé Sprite il est le dernier rejeton (j’espère que non, disons le plus récent) de la lignée de héros assurément glandeurs… En version banlieusarde le grand frère du Petit Nicolas, le. Petit cousin du grand Duduche, le neveu de Gaston Lagache, l’arrière-petit-fils de Buster Keaton… grand dadais désarmant, fermement décidé à étirer son adolescence le plus loin possible, au delà des limites socialement admises… Il aime s’éterniser en méditant dans son bain mais sa mère confisque la bonde de la baignoire pour qu’enfin il sr bouge et se décide à trouver un boulot. Mais pour cela il lui faut une voiture et il a abandonné les cours de conduite quand, sous le coup de son désarroi(on le découvre peu à peu avec sa copine il est retourné habiter chez ses parents et a peu à peu dépensé son petit avoir… commence alors la galère pour trouver un travail pour payer peu à peu les leçons de conduite à son épatante professeur, qui multiplie les emplois pour boucler son budget, puis galope à pied ou avec des changements de cars ou trains pour assurer sa présence aux chantiers de ménage post-fêtes arrosées avec d’inénarrables péripéties…
Le site juge que Martin Sauvat signe là une facétieuse comédie burlesque et poétique… et parle de l’esthétique pop du film
En rentrant, je me demandais qu’en dire, me tordant les pieds avec une petite allégresse intérieure, puisque oui je n’aime normalement pas la « ligne claire » mais j’ai savouré les tons acidulés, alors oui j’étais parfois gênée de rire contre le silence du public qui derrière moi occupait le tiers de la salle, alors oui les plaisanteries sont absurdes (ça c’est admis) parfois un tantinet grossières selon les canons socialement admis ou plutôt exprimées avec des euphémismes idiots… mais le rire me venait, et la tendresse pour ces « paumés » (nos frères et soeurs).













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