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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, février 20, 2026

Un film (Hamnett)

 


Matin dans l'antre sans vraiment me soucier de l’état du ciel (me suis bornée à constater qu’après la très très forte pluie qui avait dégringolé avec un bruit effrayant sur la bâche aux alentours de minuit, me figeant devant la porte fenêtre avec la crainte de voir l’eau pénétrer mais constatant qu’il n’en était rien et me libérant pour souper, le sol de la cour était presque sec), laver sol de l’antre, prendre rendez-vous médecin, autres coups de téléphone, un peu de courrier… et faire cuisine assez tôt pour, en mangeant lentement, avoir un moment de pause avant de partir vers quatorze heures quinze à Utopia République.



Arriver bien entendu un peu en avance, piapiater avec les dix autres premiers pour le plaisir et pour éviter la douce somnolence que je craignais (qui n’a d’ailleurs pas été au rendez-vous). Après mon hésitation alors que je n’avais rien lu le concernant, je venais assister à « Hamnet » de Chloé Zhao. 

Résumé (très très résumé) sur Wikipedia Hamnet est un film américano-britanique réalisé par Chloé Zhao… une adaptation du roman de même titre de Maggie O’Farrell publié en 2020. Le film explore d’une manière fictive le deuil d’Agnès et William Shakespeare après la mort de leur fils Hamnet, âgé de 11 ans.



Photo illustrant l’article du site du cinéma qui commence ainsi

On a presque envie de vous dire : ne lisez rien. N’écoutez pas les critiques, fermez les écoutilles, ayez confiance : Hamnet est un sacré grand film. Venez ! Et un petit conseil au passage : n’oubliez pas vos mouchoirs.

Ou alors, si vous vous méfiez de nos emballements, ayez confiance en Chloé Zhao… qui fait à nouveau la preuve de sa capacité à filmer l’humain, l’intime et l’invisible. Elle frôle sans ostentation le surnaturel, dans une mise en scène sobre et poétique qui magnifie le jeu des actrices et acteurs. Et quelles actrices, quels acteurs ! (surtout, pense Brigitte, Jessie Buckley (Agnès) mais justement cet éloge un peu trop lyrique me faisait hésiter.

J’avais il y a quelque jour cherché ce qu’on en disait puisqu’ils nous incitaient à ne pas le faire et j’étais tombée sur le site de France Inter sur « Hamnet », le fil divise les critiques du Masque et la Plume et j’en étais restée là… je reprends ce soir le verbatim de l’émission et vous laissant le soin, si vous le désirez, de lire en détail je reprends les titres de chaque intervention

Pierre Murat :  une beauté stérile qui pétrifie le génie

Charlotte Lipinska : une ode sensorielle gâchée par un raccourci scénaristique

Jean-Marc Lalanne : une manipulation émotionnelle indécente et un féminisme raté

Murielle Joudet : un imaginaire publicitaire déguisé en film d’horreur raté



Quant à moi, je suis rentrée après ces deux heures et quelques minutes, avançant avec petite colère en me disant : cela ou comment bousiller un film qui aurait pu être beau… parce que oui j’ai cédé au plaisir des images de nature, au premier accouchement dans la forêt, plus tard à des petits moments oniriques mais réellement avec la meilleure intention que j’avais décidé d’adopter e partant, les quinze ou vingt minutes finales qui étirent implacablement leur lyrique sensiblerie en béton armé m’avaient laissée exaspérée et furieuse.

8 commentaires:

mémoire du silence a dit…

"les quinze ou vingt minutes finales qui étirent implacablement leur lyrique sensiblerie en béton armé" ces fins typiques des films hollywoodiens, qui s'étirent s'étirent en sensiblerie et dont je me méfie... :-)

MC C a dit…

Ne pas s'énerver et encore moins pour un film... j'adore la dernière photo de la fenêtre...Sublime!

Brigetoun a dit…

j'avoue la sincérité de cette phrase

Brigetoun a dit…

merci Marie Claire

Arlette A a dit…

Grand vent fou sur la Mitre Grand vent dans l'esprit et la mobilité qui reviennent doucement pour me donner envie de replonger dans la vie active ..et si je devine pour toi tu fais une cure de cinéma Merci pour tes informations et commentaires le tour des vitrines le nez au vent

Brigetoun a dit…

le vent (pas à décorner les boeufs mais joueur avec des brutalités) ici aussi ce matin au moins près du fleuve... pas allée plus loin ç cause attente visite annoncée prpriétaire... c'est fait)

cjeanney a dit…

Oh, de la sensiblerie en béton armé, ça ne devait vraiment pas être jojo (un dépit très sensé donc))

Brigetoun a dit…

soueire et merci