Sire Mistral était en force, en meilleure forme qu’hier et j’ai forcé de tout mon poids maladroit conte lui pour m’en aller aux remparts jeter un sac d’ordures heureusement bien lourd
puis, longeant le trottoir le long des façades, prête à me coller au mur lors de ses foucades, regagner la place et longer l’immeuble derrière le platane de la paix jusqu’au petit Carrefour.
Dument lestée par deux grands rouleaux de faux Sopalin épais, deux briques de soupe et un plat préparé à mettre en réserve, j’ai regagné l’antre, installé le couffin chargé de patates et de sacs contre la porte fenêtre pour interdire au vent qui bruissait de pénétrer… et en petite forme j’ai laissé le jour couler… mettant à son passif, avec mauvaise foi, les petits ennuis nés plus vraisemblablement de ma maladresse… J’espère qu’il mollira un peu demain puisque, même si j’abandonne le rite marché/halles j’ai rendez vous à dix huit heures place Saint Jean le Vieux avec mon gentil petit fils (j’ai bon espoir : le vent semble s'être endormi à dix-huit heures ce vendredi soir). Bon samedi à vous.






4 commentaires:
Je vois souvent vos billets comme des silhouettes ou des croquis en lutte contre les éléments. Cette image de votre « poids maladroit » face au Mistral aux remparts est très forte : ce sac d'ordures qui devient un lest providentiel pour ne pas s'envoler...toujours cette magnifique manière de dire notre rapport physique au monde.
merci Anh Mat, faisons des voeux pour qu'il s'endorme ce satané mistraou (un nom gentil pour l'amadouer)
A Sanary, il s'est bien calmé, je t'en souhaite autant. Comme Anh Mat, je te félicite pour ta façon de décrire ta lutte contre lui et ta résistance contre les charges quotidiennes. J'aime aussi ta capture des ombres sur les photos du jour.
merci à toi Tanette... je croyais qu'il s'était endormi - il semble qu'il se soit seulement un peu calmé... on va voir (sourire)
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