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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, mai 30, 2026

Circuit matin, poésie au Théâtre des Carmes le soir

 


M’en suis allée matin, en partie pour marcher, en partie par nécessité, dans une chaleur qui montait rendant terne le ciel comme si la couleur avait eu « un coup de chaud »



vers le Carrefour de la rue de la République 



et suis revenue avec une charge très relative : des blinis, un cookie, une boite de mon thé favori, deux paquets de cigarillos… le jour a passé sans que rien ne me semble digne d’en être dit (lectures militantes, politiques, économiques au risque de faire monter ma tension et petits tours vers des images jolies ou tendres sur internet)



et m’en suis allée le soir vers le théâtre des Carmes pour assister à une lecture de poésies palestiniennes organisée, entre autres, par « Présence palestinienne », trainant un peu parce que je me pensais très en avance, à tort puisqu’à l’intérieur il y avait bousculade pleine d’énergie et avec voix piaillantes pour le partage entre ceux qui entraient dans la salle et ceux qui, comme moi, voulaient un billet… bousculade à laquelle j’ai opposé une ou deux pertes d’équilibre et un calme de vieille troupe.. pour me retrouver au premier rang à côté d’une charmante contemporaine toute de douceur ronde, de tissus légers fleuris et d’intelligence.

Un spectacle un rien pagailleux sans doute pour donner une impression d’improvisation, avec des déplacements d’éléments, des danses au sol, des chorégraphies de groupes danseurs, acteurs et chanteurs, une harpe, un très beau chant enregistré, des fragments de poèmes de femmes palestiniennes dits souvent par des amateurs qui voulaient prendre le ton et tuaient le texte mais grâce leur soit rendue à un garçon et deux filles qui avaient ton juste, sobre et assuraient la transmission… de toutes façons ce n’était pas grave, l’hommage importait.



Et un retour de groupes attablés en groupes attablés sur la place ou devant quelques cafés rue Carnot et place de l’horloge… En principe j’aurais pu m’asseoir place des Carmes et attendre demain matin pour le rite du samedi.


5 commentaires:

Pierre NESTOR a dit…

Attendre assise au risque de vous transformer en statue de pierre, ce que suggère votre dernière photo.

Brigetoun a dit…

et je n'ai pas la longue habitude de Molière

Elise a dit…

Quelle riche journée ! du grain à moudre pour celles qui le seraient moins.

ana nb a dit…

j'ai découvert en janvier le poète palestinien Najwan Darwish, auteur de " Tu n'es pas un poète à Grenade ", tu le connais ? il était en résidence à Nancy, chance pour moi de l'avoir rencontré

tanette2 a dit…

Les fleurs sur ton chemin sont bien guillerettes malgré la grosse chaleur. J'aime l"apparente continuité entre la 12 et la 13.