Se féliciter en s’éveillant d’avoir eu discipline suffisante pour être à jeun depuis onze heures du soir et se lever réellement après les petites balades nocturnes dans un antre où la cafetière se noie dans l’ombre et les cigares sont cachés, envelopper dans un bout d’alu les médicaments de l’entrée dans le jour, écourter la matinée internet, se doucher, se vêtir mais le petit pull en fil à manches courtes se révèlera un peu insuffisant, prendre ordonnance, carte Vitale, petit sac car on ne sait jamais et je veux du poisson et canne… sortir
rencontrer boutiques de mode ou galeries fermées, éblouissement et ombres rasantes, mais aussi un satané petit mistral qui aurait mieux fait de s’abstenir et me bouscule un peu trop… atteindre le labo en bordure de la place, attendre longuement dans une ambiance courtoise de pouvoir se faire enregistrer puis d’être appelée, se faire prélever trois pipettes de sang et émerger environ une heure vingt plus tard… Un chocolat chaud pas terrible dans la brasserie un peu plus loin...
Sourire sans trop m’attarder en traversant le marché aux puces du mardi qui commence à remballer
Pénétrer un peu branlante dans les halles, acheter à la désagréable vendeuse du premier stand de pâtisserie un cookie, lequel s’avèrera résolument infect mais amusera l’ami vendeur de fruits et légumes auquel j’achète des courgettes et des asperges, le vieil ami poissonnier auquel j’achète un gros morceau au de cabillaud et un demi filet de flétan mais laissera indifférent l’italien (chez lui ce fut classiquement une barquette de risotto aux asperges et une de gratin de courgettes)
Rentrer en bagarre plus ou moins appliquée avec le vent… Pour le reste du jour ce fut encore moins intéressant…

















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