Matin, lessive, douche, changement des draps… les mettre en attente dans le sac « charroi » jusqu’à jeudi ou vendredi… préparer mon sac pour affronter la chaleur qui à dix heures dix vient d’atteindre les 30°… et le faire de façon absurde parce que manier en même temps brumisateur, sac, appareil photo et éventail me demanderait des bras presque aussi nombreux que ceux d’une déesse asiatique...
sortir et m’en aller sous le ciel toujours d’un bleu terni comme couvert de cendre vers ma banque pour refaire provision de liquide en me bagarrant pour lire le cadran brouillé par le soleil qui le frappe (il serait bon de le nettoyer de temps à autre) puis le Carrefour de la rue de la République d’où suis sortie avec une charge assez importante pour soutenir pendant quelques jours les efforts prise de poids (mais dans la limite de ma force)… traverser l’avenue, acheter un gris cookie aux pépites de chocolat et, à côté, le Canard et des cigarillos
Reprendre le chemin de l’antre (en m’asseyant un moment sur un socle de lampadaire pour m’asperger et me reposer… Passionnant ? En tout cas suffisant comme effort pour moi (il faut vraiment que je m’endurcisse un chouya, un gros chouya)
PS
Vers dix huit heures en finir vite avec le thé et le cookie et aller voir sur le site de Christine Jeanney voir ce que, comme presque tous les jours, elle a noté sur son bloc note, admirer la couverture du texte que l’on peut télécharger ce que je vous conseille en vous proposant ce passage
« chaque oisillon est extrêmement précieux
à l’ouest, ce sont des gens sauvages et sans religion, c’est à peine s’ils savent s’exprimer
les réduire en esclavage pose moins de problèmes
on est libre ou captif selon son nom et sa lignée
mes parents ont été maltraités par ceux qui ont le teint clair
Les scènes, gravées ressemblent à des scènes de chasse »











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