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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, juillet 17, 2026

Fest 13 - draps Cloître Saint Louis et Jardin de la Vierge

 


J’ai démarré le jour par le changement de mes draps et un juron parce qu’en déployant le drap de popeline grise que he m’étais offert et que j’attendais d’avoir 84 ans pour en avoir le droit j’ai conté qu’il y avait eu incompréhension entre la vendeuse et moi et que le beau drap plat de popeline était en fait un drap housse un peu trop large de surcroit… le juron flottant dans l’air ai sorti un drap plat, ai mis le drap housse sur le lit avec plus de facilité que d’ordinaire puisque n’avais pas à tirer mais un résultat plus sujet à caution… enfin j’ai fait de mon mieux… et reportant la robe à petites fleurs orange de la veillent me coiffant aussi bien que possible et enfonçant mon chapeau (qui commence au bout de quinze ans à donner des signes de faiblesse : se découd dans un coin.. ce qui ne se voit pas encore) pour maintenir les cheveux, suis sortie 



et suis partie vers le Cloître Saint Louis, où je suis tombée à un moment où les discussions ne me concernaient pas… 



tant pis je venais surtout pour la billetterie où j’ai acheté deux billets pour le samedi 25 juillet prochain, un pour assister le matin au Jardin de la Vierge aux deux petits spectacles de la série 3 de Vive le sujet qui comprend la prestation de Laura Vazquez, avec celle du duo MazelFreten et un pour le soir, dans la Cour d’honneur pour le Collectif XV dans « Le Pas du Monde » - une petite pause assise dans le cloître 



et je suis repartie vers Monoprix pour acheter une grosse ampoule, des petits cintres commodes pour ranger les pantalons et des serviettes en papier pour renouveler ma réserve… ai traversé pour acheter à la Grande Pharmacie des petits Brumisateurs de sacs (pas ma marque préférée tant pis) … ai traversé à nouveau (ma vie est compliquée, sourire) pour enfoncer le sac contenant cet ensemble d’achats dans un haut sac en papier et poser dessus une portion de brandade parmentier, deux cent cinquante grammes de dos de cabillaud et un petit pot de salade de petites pâtes en sauce aux pignons… 




Avec cette charge, j’ai repris le chemin de l’antre (en passant par La Tropézienne pour le cookie de rigueur)…. Une déjeuner pas tout à fait aussi consistant que l’avais décidé, je n’en avais pas la force (suis resté sur le succès des trois cent grammes pris mercredi)… une sieste, avalé le cookie avec un très grand verre de sirop d’orgeat, enfilé la petite robe bleu marine rafraîchie, enfoncé chapeau une fois de plus 



et suis partie un peu après dix sept heures vers le Jardin de la Vierge pour assister, en bas du gradin à la série 2 de Vive le sujet qui comprenait



photo Chistophe Raynaud de Lage

« Revenir au monde » de Juliette Navis

Dans le film My Dinner with André de Louis Malle, deux hommes dînent au restaurant en débattant de la vie et de la mort. Dans Revenir au monde, Juliette Navis imagine le contrechamp de cette scène. Avec la complicité d’une cheffe, elle convie le public dans les cuisines d’un restaurant où trois femmes s’affairent, tout en confrontant leurs points de vue sur l’existence et sur la place qu’y tient l’art. 



Deux visions face à la vie : l’intellectuelle qui cherche un exutoire à sa détresse devant l’inefficacité du théâtre et la cheffe, son amie d’enfance, qui a renoncé à la cuisine gastronomique pour devenir cheffe indépendante et migrante qui fait la cuisine là où on l’appelle, qui prend la source de sa cuisine et de son bonheur dans les coutumes et ressources locale, deux amies d’enfance se retrouvant et l’attention tendre la cheffe



photo Christophe Raynaud de Lage

« Dear » de Johanna Malédon

Entre Paris et Berlin, la chorégraphe Johana Malédon et la scénographe Felicia Riegel échangent des lettres. À distance, chacune construit un monde avant de le confronter sur scène. Entre transformation de l’espace et adaptation du corps, leurs actions se croisent, se décalent ou se manquent. À partir de parpaings qu’elles déplacent ou brisent, un espace commun se dessine peu à peu, traversé par le poids, la fatigue, les traces et la poussière. Dear explore ce qui se joue dans l’écart : comment faire ensemble dans un monde qui résiste, et comment faire place à une douceur qui ne se donne pas d’elle-même.



J’ai mis du temps à entrer dans leur proposition et peu à peu la joie de la destruction, l’inventivité, la beauté des gestes m’ont accrochée



En sortant, je suis allée presqu’en face à la Chapelle du Verbe incarnée acheter un billet pour « Descendante des combattants » (il ne saurait  y avoir un festival où je n’assiste pas à un de leur spectacle 



Je voulais rejoindre ensuite le théâtre des Carmes cet celui de l’ile 80 pour acheter des billets (dont l’un me permettant, comme horaire de rendre visite à Martine Belay-Benoit… et puis j’ai réalisé que j’étais passablement lasse et qu’il était temps de rentrer, de « ranger grand-mère ».

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