Confortée dans la nécessité de grossir par le constat que j’ai encore maigri (je ne pesais plus que 35 kgs 200 ce matin) et ma grande lassitude, j’ai mis une petite robe de coton très léger, non doublée, enfoncé mon chapeau auréole, enfilé petite veste de coton beige, posé mon appareil photo dans une de ses poche, pris mon sac ne contenant que le nécessaire dans lequel j’ai enfoncé un grand sac plié en coton écru de Monoprix et m’en suis allée, jetant un sac poubelle aux remparts et prenant chez le coiffeur de la place un rendez vous chez le coiffeur (lavage cheveux et une coupe)pour mercredi en milieu d’après-midi puisqu’il ne pouvait pas aujourd’hui
et m’en suis allée vers le Carrefour de la rue de la République en belle chaleur et dans un air presqu’immobile, figé de chaleur, pour acheter provisions (mais sans trouver nouveaux brumisateurs, alors que je suis près de la fin de ma provision),
achetant au retour chez Subito un plat de gnocchis en sauce aubergine parfumé par de petits morceaux de céleri bien roboratif et un cookie bien épais (plutôt que délicieux) chez le petit boulanger de la rue du Limas.
Déjeuner, sieste, paresse et un départ, ayant remis robe et petite veste, vers dix neuf heures moins le quart, négligeant toute autre tentation de spectacle, vers le Théâtre des Halles et « Kay ! Lettres à un poète disparu » spectacle de Lamine Diagne et Matthieu Verdeil (texte, dramaturgie et lecture du récit par Lamine Diagne, musiciens Lamine Diagne Win Welker et Cédric Bec, création vidéo Matthieu Verdeil, vidéo Eric Massua et lumière Thibault Gagneux) L'Enelle Cie avec un léger étonnement que ce soit aussi tôt (sauf que ça ne l'était pas)
sous la photo reprise dans l’affiche (©R.Arnaud) je reprends de la présentation qu’en donne le site du théâtre
Frappés par l’actualité des écrits de Claude McKay, figure phare de la Harlem Renaissance des années 20, Lamine Diagne et Matthieu Verdeil convoquent jazz, slam et images, pour proposer une réécriture musicale et visuelle, écho contemporain au poète noir, activiste, auteur voyageur. Une correspondance posthume entre Lamine Diagne et Claude McKay, un siècle d’écart mais des questions intemporelles : l’identité, l’altérité, l’ailleurs… le vivre ensemble et cette mobilité de l’humanité qui, à l’image de l’écrivain, devient une manière d’habiter le monde…
J’ai été accueillie avec courtoisie et une certaine surprise que j’ai mise au compte de mon avance considérable par rapport à 19 heures 30 et sur mon aspect délabré (mais comme suis chez moi dans ce théâtre en m’appelant par mon nom), installée sur un banc à l’ombre dans un endroit condamné avec recommandation de ne pas faire de bruit parce que se déroulait dans le jardin un spectacle autour du clown pour lequel j’ai un billet le 20)… je suis au bout d’un moment sortie de cet enclos et me suis installée debout à côté d’une petite table pour feuilleter le journal qui traine partout et récapitule tous les spectacles… et puis à 19 heures 30 je suis allée voir les deux jeunes qui sont derrière le comptoir à l’entrée en m’étonnant d’être seule spectatrice… ce qui, l’horaire comme le disait l’affiche et mon billet étant 21 heures 30… J’ai rie (mais je commence à me dire qu’il faut que je m’inquiète de ces nombreuses étourderies… la mémoire des codes divers me tranquillisant un peu)
Et suis rentrée, sans envie d’y retourner ou de voir autre chose, juste de me reposer… Pour ce spectacle j’en aurai à vrai dire de très gris morceaux si ce n’est quasi la totalité grâce au Souffle d’Avignon (j’avais hésité à retenir cette lecture, je le fais) - Demain et ça je ne veux pas le manquer « mon frère » (sur une surdité) à la Chartreuse de Villeneuve et le soir dans le jardin de Mons « le deuil suit à Electre » (pas une très bonne place tant pis)















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