Matin réveil un rien brumeux… je me rendors et lambine assez pour ne pas aller après avoir changé mes draps ce qui me prend du temps et me lasse (configuration des lieux) à la Maison de Villar écouter de 11 heures 30 à 12 heures 30 écouter Lamine Diagne d’extraits de romans et de poésies inédites de McKay. (en rapport avec le spectacle que le Théâtre des Halles n’a pas donné pour moi seul l’autre soir deux heures avant l’horaire normal… en serai quitte pour prendre un nouveau billet dans la seconde partie du festival)
Précautions extrêmes avec carcasse, m’habituer à mes cheveux, ne rien faire de bien sérieux, ce qui m’a été facilité par le fait que Tous les théâtres de mon quartier faisaient relâche…
Partir vers 21 heures quinze vers le Cloître des Célestins
pour un spectacle choisi en avril en n’ayant d’autre précision que ce lieu tant aimé, un titre « La Parabole du Seum » et un nom : Rébecca Chaillon qui ne me disait rien (à tort, je le découvre) avec une légère crainte non exempte de curiosité (toujours agréable) en découvrant cette note qui lui est réservée sur le programme Ce spectacle contient des scènes à caractère sexuel et des récits de violences grossophobes, queerphobes, racistes, islamophobes, transphobes, sexistes et sexuelles.
Spectacle donc de Rébecca Chaillon (2 heures 30) dont, sous une des photos de Christophe Raynaud de Lage, je reprends la présentation sur le programme
Le point de départ de « La Parabole du Seum », c’est la Peur et l’obligation qu’elle provoque de s’organiser pour y survivre. Pour sa nouvelle création, la performeuse – qui a marqué l’édition 2023 avec « Carte noire nommée désir » – a souhaité rassembler des performers qui habitent quotidiennement la marge et s’emparent du futur et de ses (im)possibles. Rébecca Chaillon remue le Ciel et la Terre, en passant par son territoire de la Seine-Saint-Denis, pour ouvrir de nouveaux horizons. Elle compose une œuvre à la fois astronomique et astrologique, mêlant texte, performances, images visuelles et sonores : une parabole du venin et de la colère qui cherche à susciter le rêve, le rire, l’empathie et la révolte contre le fascisme qui vient.
Ainsi que ces passages de l’entretien donné par l’auteur qui figure sur le programme de salle
Cette pièce s’ancre dans un territoire que je connais intimement, car j’y suis née et j’y vis : la Seine-Saint-Denis. C’est un département extrêmement stigmatisé, sur lequel se projettent violences et préjugés. Dans ce conte, j’invite des personnes minorisées par leur race, leur religion, leur genre, leur orientation sexuelle, leur poids, leur état de santé, à se rassembler pour lutter contre le fascisme et l’écophagie – qui est la destruction, la dévoration de notre écosystème. Il s’agit de personnes dont on refuse qu’elles fassent communauté, tout en les isolant du reste de la société
Et plus loin, à propos de « La Parabole du Semeur » d’Octavia E.Butler qui a été une de ses sources d’inspiration
Au début, je me disais que ce type de littérature n’était pas pour moi. Puis, très vite, j’ai été happée. À force d’entendre dire que la fin du monde est proche, on finit par se dire que la science-fiction n’est pas si éloignée du réel. Dans La Parabole du semeur, publié en 1993, Octavia E. Butler projette son récit en 2024, au milieu d’une société américaine en plein effondrement, minée par le changement climatique et les inégalités croissantes. Nous y suivons Lauren, 15 ans, fille de prêcheur. À la recherche d’un lieu propice au refuge, elle se lance dans une traversée des États-Unis, et rencontre sur sa route de nombreux rescapés comme elle avec qui elle tente de fabriquer une communauté dont elle écrit les principes, une sorte de nouvelle Bible. Je retiens de cet ouvrage l’idée du mouvement perpétuel, de faire chemin commun guidé par la nécessité de survivre. Cette découverte de l’œuvre d’Octavia E. Butler a été un véritable point de bascule. Elle m’a conduite à explorer plus largement la science-fiction écrite par des femmes ou personnes trans noires américaines comme N. K. Jemisin, Nnedi Okorafor ou Rivers Solomon mais aussi par des auteurs et autrices caribéens comme Ketty Steward, Michael Roch, Isis Labeau-Caberia. Et puis l’autrice Meg Ellison, qui dans ses nouvelles manipule la grossophobie et la S.F….
Alors beau courage des deux hommes et des femmes sur scène (rien de vraiment choquant sauf des nudités obèses, la colère oui, de l’humour, de la douleur physique morale ou sentimentale ou un mélange de cela, de la beauté aussi etc…), plutôt un mélange d’anarchie et d’une certaine sophistication qui ne rend pas toujours l’accès aisés et dans mon cas, malgré des émotions sincères et qui souvent n’était pas provoquées par ce qui était mis le plus en avant, à la longue j’ai commencé à m’ennuyer donc à avoir mal ou le contraire
et comme est intervenue une césure pour revendiquer la lutte pour le théâtre vivant avec signature d’une pétition via un code affiché et les smartphones des spectateurs qui le désiraient (ce que je ne pouvais bien entendu pas faire, même si vous chercher la dite pétition et voir si je peux la signer) j’en ai profité pour m’éclipser… (j'ai manqué presque 3/4 d'heure et j'en ai un peu honte)
Retour dans les rues qui vibraient pour la Coupe du monde.











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