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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, septembre 09, 2026

Victuailles et quelques vers

 


La température a légèrement baissé mais pas tant (maximale 33°, minimale 20° et Météo France a décrété vers seize heures un passage de pluie en début de nuit) mais ma fatigue est là qui s’ajoute à l’ancienne et j’ai constaté ce mardi matin que j’avais à nouveau perdu trois cents grammes… j’ai arrosé/humecté les plantes de la cour, l'ai débarrassée de quelques feuilles et plumes, me suis douchée, habillée (jean et nouvelle chemise), j’ai enfoncé mon chapeau, j’ai pris un tout petit sac contenant pots d’asperges, confitures, miel et ramequins) et m’en suis allée les jeter aux remparts



avant de continuer vers le Carrefour de la rue de la République (en retrouvant la jumelle familière de la plongeuse qui vient de s'installer au coin de ma place), avec une longue liste d’emplettes, si longue qu’en circulant dans les rayons je l’ai un peu élaguée malgré quoi j’ai du renoncer à mon petit sac pliant et poser mes achats dans un grand sac en papier quasiment plein



avec lequel j’ai regagné lentement l’antre avec quelques arrêts pour me reposer et pour acheter un cookie et des cigarillos. Un déjeuner absorbé avec conscience et entêtement, un peintre de ménage mais pas de repassage. J’ai repris les poètes de la Méditerranée mais mon lent survol n’a pas trouvé le mot pluie chez les Chypriotes, et pour la Turquie uniquement ceci chez


Ozdemir Ince


Mots dérobés à ma chair ;

sourciers, faiseurs de pluie,

derviches conquérants du désert.


Mots arrachés à ma chair,

fortifiez et multipliez-vous,

devenez eau pour la mer et glèbe pour la terre.


Mots empruntés à ma chair,

cape transparente qui dissimule mon corps,

devin, acrobate et bourreau.


Je n’ai rien trouvé (plus précisément pas le mot « pluie ») pour la Syrie, et pour le Liban uniquement dans ce poème écrit directement en français de


Salah Stétié


Pour toi

par-delà ton passé qui commence

et l’avenir est déjà dans les rues


par-delà la distance qui figure

une fille que sa beauté rend folle

pleine de miroirs et de bras


par-delà l’aube vierge et mère

et les feuilles


par-delà les ombres de midi

qui rendent le jour orphelin


par-delà les cercles dans l’eau

d’une larme lentement détachée


par-delà les ailes violets

pleins d’intimités de colombes


par-delà les biches de la pluie

par-delà le blé du ciel bleu…


Je n’ai rien trouvé pour Israël (même si j’ai trouvé de la neige) et je me suis arrêtée au seuil s’il y en a un de la Palestine.

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