avant de continuer vers le bureau de tabac de la place, d’y acheter une boite de cigarillos
et de revenir vers l’antre juste à temps pour boire une tisane accompagnée de la moitié du bon cookie à la pistache et de reprendre pour tenter d’améliorer un peu la nullité de ce qui précède en recourant à des textes/poèmes contenant le mot « mer » chez les Français pour ce jour
Andrée Chedib
Où la mer lentement progresse,
Là-bas reposent les îles.
Sur l’eau accablé de ténèbres
L’homme recueillait les promesses
D’un soleil bientôt absent.
De ce temps-là, le vent des démesures se laissait boire;
Les colones du silence veillaient;
Au loin, la mer délaisse son noueux combat ;
Embrasse l’île envolée. Se confie éprise.
Là-bas,
La terre ne parle pas pour rien.
Lorand Gaspar
Je ne sais où commence le ciel
où se termine la me
Désirs bleus et gris
se croisent en haute étendue
et se boivent —
Passent de grands et sensibles poètes aimés, sans mer, enfin
Ludovic Janvier
On quittera toujours la mer à reculons
c’est toujours le même regret
c’est la même lenteur debout
qui vous déchire d’avec le pays
chaque adieu vous retourne infiniment
chaque pas qu’on pose hors de l’eau
veut creuser jusqu’à l ‘eau encore
Passent les noms et j’espère mais non ; je n’y crois pas et je reprends ; je vérifie, non et j’en resterai là.





