mercredi, septembre 29, 2010

Desséchée, fanée par le temps, cassante et noircie, un reste, un relief, si négligeable, une tache, agrippée, survivante tant, encore un instant, demeurer, victorieuse tant, entêtée, machinalement, non pas tant que ça, acharnée, instinctivement, oh encore un peu, résistant au vent, jusqu'à se désagréger, jusqu'à forte bourrasque, restera le roc, devenu néant, pour cela, qui s'y était établi.

9 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Pourquoi ai-je le sentiment de lire une allégorie sur ce qui pourrait être un état d'esprit de l'auteure? Je dois me tromper parce que je le souhaite.

micheline a dit…

une allégorie, certes!celle de tout un chacun et n'est-ce pas bien comme ça?
tu es poussière et tu retourneras en poussière...juste le temps de faire éclore quelques fleurs..quelques mots sur un papier

brigetoun a dit…

poussière peut être mais plus tard, bien plus tard, pour le moment la plante est bien accrochée

Nadine Manzagol a dit…

Singulières alitérations en "R" et 'T', comme fragments et éclats du roc intérieur et intime dispersés par le souffle qui fait se tordre la phrase infinie.

andree wizem a dit…

fragments
triangle des bermudes
résistance d'une voile grêle

Avignon a dit…

Mais au milieu de ce roc, une petite ombre fragile.

jeandler a dit…

Et c'est elle qui triomphera, la plante, bien que promise à la poussière
portant la lance dans la faille - dans la plaie - l'agrandissant, la fouaillant, la digérant. La roche elle-même promise à la poussière.

Gérard Méry a dit…

J'en connais qui s'accroche aussi malgré l'érosion de leur auditoire

brigetoun a dit…

bon, vais plus le faire - et puis si