samedi, septembre 11, 2010


pimpants, bien rangés,
quiets nous restons, mais donnons
aux autres, à vous,
ordre d'avancer -
vous tractons
par les yeux -
et qu'importe votre but,
l'important
est le mouvement -
bouger est modernité -
à rien ne sommes tenus,
votre déception
point ne comptera

13 commentaires:

la bacchante a dit…

Serait-ce là une fable, un quelque chose en lien avec l'actualité?!!

Lautreje a dit…

main de fer dans un gant de velours.

D. Hasselmann a dit…

Arbres en ordre de bataille, comme un début de forêt shakespearienne... (il est vrai qu'on est dans la patrie du théâtre).

Avignon a dit…

Une bien bonne verticalité !

Jo" a dit…

Pimpants, bien rangés ... Avant la tempête ?
Tout est trop calme.

micheline a dit…

mais bien des feuilles tombées, il me semble au pied de ces arbres bien rangés dans leur bacs alignés
oui une fable d'actualité, j'ai tendance à penser

joye a dit…

J'admirais les vers en attendant que s'affiche l'image...et maintenant je demande leur rapport ? (suis juste trop bête pour le saisir)

N'empêche que j'aime beaucoup ce poème, surtout le vers qui dit

« à rien ne sommes tenus » que je lis comme une variation sur « à l'impossible, nul n'est tenu » trop cool comme tu évoques l'impossibilité sans la nommer

brigetoun a dit…

tu sais le raisonnement et moi... en fait je suis partie de la photo, de cet alignement qui trace chemin, de mon envie de pas bouger et en même temps j'étais dans la réforme des retraites et du : vous vivez, travaillez

Gérard Méry a dit…

Pourquoi serions nous déçus ?

brigetoun a dit…

parce que bouger pour bouger, j'ai tendance à penser que c'est idiot

Avignon a dit…

Non : c'est du sport.

arlettart a dit…

Je ne bouge pas en ce jour même si tout s'agite autour de moi
et reste plantée là

jeandler a dit…

La marche trace le chemin