Ai déjeuné très tôt et
très vite pour moi et m'en suis allée, pas trop cahin-caha, par
dessus le fleuve et la Barthelasse, à Villeneuve, où Cécile
Portier était de passage.
Flâné un peu, parce que
j'étais dramatiquement en avance, passant mon nez sous les voûtes
qui s'ouvraient sur mon passage,
jusqu'à la Chartreuse,
où, dans le cadre d'une journée «fête de l'internet», Cécile
intervenait de 14 à 16 heures environ, pour présenter « Étant
donnée – Une recollection impossible», son projet en cours «sur
la mise en données du réel et de nos vies, notamment par les traces
que nous laissons sur les réseaux sociaux, les moteurs de recherche,
les technologies de géolocalisation..»
Pris un petit
papier-blanc-sauf-conduit, suis redescendue à l'accueil pour
attendre, contemplant une cour, l'allée, des prospectus, en
résistant à l'envie d'un cigare... et j'ai eu la très jolie
surprise de voir arriver Juliette Mezenc
http://juliette.mezenc.over-blog.com/
et Stéphane Gantelet http://s.gantelet.over-blog.com./
J'avais regardé, en
faisant cuire mes pâtes le début de
http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_conferences_2012/a.c_120110_humanisme_numerique_2.html
conférence donnée, en janvier, à la BNF, par Cécile Portier avec
Sébastien Rongier, Camille de Toledo et Denis Bruckmann (elle
intervient en premier, parlant d'abord d'un projet dans le cadre d'un
atelier d'écriture «traque-traces» que j'avais suivi en partie sur
son site http://petiteracine.net/traquetraces/map/node,
puis de «étant donnée»)
mais ce qu'elle nous a
montré (malgré quelques problèmes de connexion) est beaucoup plus
développé, approfondi, englobe des collaborations et comporte des
textes « assez prodigieux ».
Petits échanges, pendant
que j'entamais un cigare dans la cour avec des participants –
visite protocolaire et détendue.
Et avec Juliette Mezenc,
Stéphane Gantelet et Emmanuel Guez, à une terrasse de la place
principale, plaisanteries amicales et surtout évocation de leurs
projets en cours (fabuleux et intrigant en ce qui concerne Emmanuel
Guez).
Toute heureuse d'en
profiter un grand moment, avant de les laisser attendre la conférence
de 19 heures,
et de descendre vers le
car (qui a eu la gentillesse de m'attendre pendant que tentais de
courir, avec manque d'élégance autant que d'efficacité).
Cuisson de patates,
arrosage, bagarre avec mon mac qui avait une crise de dépit, petit
tour internet,
et départ pour l'opéra,
pour un spectacle du ballet de Lausanne (chorégraphies de Maurice
Béjart) avec le souvenir de découvertes anciennes, et, plus récent,
d'un ennui aussi profond qu'estimable.
En première partie,
d'abord «cantate 51» (mars 1966) sur une très belle interprétation
par l'orchestre de chambre de la Sarre de la cantate précité de
Bach, sur et dans bleu, danseurs (un elfe oriental excellent, une
beauté glacée dansant à la perfection, et de bons danseurs)
classicisme, bonds, audace, beauté, bâillement.
Puis «syncope» une
chorégraphie de Gil Roman - cette fois - actuel directeur, je crois
– musique syncopée ou arrêt, ralentissement, du coeur, les deux,
plus de l'esprit, plus de bons danseurs, plus un rythme soutenu dans
les successions de groupes, d'atmosphères, Brigetoun souriant...
Puis, escaliers descendus,
remontés, et un peu d'air doucement frais pendant l'entracte, me
suis crue réveillée pour «ce que l'amour me dit» (décembre
1974), sur trois mouvements de la symphonie n°3 de Malher) –
mais si ce que j'ai vu
était beau, ma vision, le déroulement du ballet étaient
entrecoupés de longs et fréquents moments où, nuque à peu près
raide, je m'absentais, avec de brusques chutes du buste, freinées
dès l'amorce du fléchissement.
Et bien entendu me suis
totalement réveillée en retrouvant l'antre (enfin presque).
Voilà, voilà
7 commentaires:
C'est mettre à bien rude épreuve le corps que de lui imposer un tel rythme d'enfer dans un seul jour ;-) Je peux comprendre qu'en fin de soirée la nuque témoigne de ce rythme par une certaine raideur. Mais tout de même... Jean-Sébastien et Gustav en un seul soir, voilà bien une expérience qui aurait également apporté un peu de tonus à mon esprit paresseux.
Projets littéraires, Bach, Mahler... (architecture un peu différente de la salle de la Cité de la musique), tout s'est joliment conjugué ce jour-là, dirait-on.
j'ai de la chance aussi pour votre fidélité à tous deux
Et le Rhône franchi,
d'un seul coup d'aile
La Chartreuse visitée (et photographiée): mon grand regret de n'avoir eu ce courage de passer sur l'autre rive...
Une belle d'entre les belles journées.
Bien jolie et bien agréable Villeneuve.
flânerie musicale et demain est un autre jour
Sourire à lire la suite de ta journée ici ! Pour quelqu'un qui ne sort pas :)
À bientôt !
Juliette
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