lundi, juin 18, 2012

Avignon entre dans l'été et Brigetoun est trop longue – et sans volonté d'élagage


T'ai boudé hier Paumée, avais la flemme, envie de lire et de regarder une fois encore «raisons et sentiments» parce que j'avais l'âme sentimentale, puisque n'étais pas, comme en avais eu désir mêlé de recul timide, dans un Paris qui me fut familier, rue Montorgueuil (avec passage chez Stohrer pour le plaisir d'un Saint Honoré et de grammes supplémentaires ?) à la nuit de Remue.net, pour écouter et retrouver Éric Pessan – et Cécile Potier même si n'était pas derrière un micro - voir «en vrai» (et là, la timidité jouait) Maryse Hache, Christine Jeanney, Mikaël Glück, Christine Genin, Dominique Hasselmann, découvrir autres écritures (merci à Dominique Hasselmann pour ses photos, en attente des enregistrements http://doha75.wordpress.com/2012/06/17/la-nuit-remue-net-du-16-juin-quelques-re-vues/)

Seulement, j'avais une excuse pour céder à ma timidité - suis partie avec mon petit carnet et ma liste, vers midi, dans les rues qui commencent à s'animer, pour faire la queue avant l'ouverture de la location, réservée aux avignonnais, pour le festival.

Longue attente sur le trottoir le long de la FNAC et des boutiques voisines, sous un soleil radieux, tendance forte chaleur, avec échanges aimables et surtout évasions dans «contact» de Cécile Portier, http://www.publie.net/fr/ebook/9782814506169/contact, le temps d'en lire les deux tiers, et d'aimer ça

Arrivée avec près d'une heure d'avance, j'avais pourtant trop tardé, et quand suis repartie, un peu après 15 heures 30, il me manquait sept billets parce que tout le quota attribué à cette matinée était épuisé.
Après-midi entre sommeil, cour, lecture....

Et puis ce fut dimanche, dans le plaisir de cette liberté que me donne maintenant ma non-militance-non-tenue-de-bureau-de-vote.
Et ce fut dimanche, les scrutins en France, en Grèce, un début de matinée entre belles lectures sur blog, et pensées pour le monde malade, l'horreur du Liban, les désillusions des jeunes révolutions, la disparition de la démocratie programmée pour la Grèce et l'Europe, la démocratie vendue aux autres...

partir dans mes rues, et prendre gaieté inconsciente par les yeux

dans l'éclat dur de la lumière

la douceur des ombres, où l'air se fait profond et visible,

retrouver mon bureau de vote dans la cour, à l'arrière de la mairie, mon vieil ami ou presque UMP, plus constant que moi, dans un bureau ou disait-il les gens votaient mieux que la semaine dernière (et c'est celui qui avait le plus voté) mais qui était vide, juste pour un petit piapia détendu – et la crainte que passe l'ineffable Thibault de la Tocnay frontiste éternel...

et comme c'était jour de liberté pour moi, que je m'y habitue fort bien et me sentais en vacance, suis ressortie vers la place

les terrasses encore désertes, la civette,

et, suivant le chemin des touristes



j'ai fait un petit tour pour voir qu'ils commencent à être là,

et ne sont pas tous du troisième ou quatrième âge – et ma foi ils ont bien raison, elle était belle ma ville, toute en ombres dessinant, et pas encore écrasée sous la chaleur
ai salué le clin d'oeil de la porte du palais sur le festival,


ai pris une photo touriste,

et suis redescendue par la plus douce des rues qui dégringolent

vers les marchand de provençolades

et celle qui a aussi de bonnes copies de boutis anciens, et des sacs cocos comme celui que j'ai la faiblesse d'exhiber avec les robes d'été

et – cela s'éternise, désolée pour vous, étais touriste, vous dis-je, vacante et appareil en main – ai continué ma descente par la grande fustrerie,

l'arche s'ouvrant sur mon calme territoire,

ma rue quand elle se fait place,

et cette maison pour jambes fermes que voudrais débarrasser de ses récentes et grotesques ferronneries.

Ai salué mon rêve de finances pour acheter la voisine décrépite, pour des livres et passages, de la famille ou autres.
Cuisine, lavage cheveux, cuisson dans la cour tant que pouvais le supporter, sieste, lectures quelques beaux billets, passionnant n'est-il pas ?
législative une PS, deux extrême droite, un UMP pas franchement centriste

14 commentaires:

Elise a dit…

mais si passionnant... une bien belle promenade, quant à élaguer pourquoi donc :)

Pierre R. Chantelois a dit…

Comme j'aime cet élan de touriste avisée à travers l'Avignon des festivals. A travers ces murs délavés et si beaux. A travers ces rues étroites d'une autre époque. Oubli un instant des élections, de la politique, de la démocratie, de l'indifférence généralisée pour nous soustraire à l'inconfort et pour nous lover au cœur de cette ville chaude et séduisante.

Dominique Hasselmann a dit…

Le festival de photos serait déjà ouvert ?

Par Internet, c'est ce matin, pour réserver celui de théâtre (quand on n'a pas le privilège d'être sur place)...

jeandler a dit…

Une dégringolade de joyeuses images. Une lumière superbe. On danse, on va on revient, on repart dans la jeune ville, les billets à la main, promesse de soirs nouveaux.

arlettart a dit…

Ecole buissonnière ...

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Oh ! tes "provençolades" je les transformerait bien en "provençalades" !!!
(Ou "provensalades" ?)
Mince, je ne sais lequel choisir...

tanette2 a dit…

C'est un plaisir de déambuler à tes côtés et de découvrir les pensées qui t'animent au cours de ta promenade. J'aime les "provençolades"...

JEA a dit…

chez vous, quand les fenêtres baillent, ce n'est pas d'ennui...

joye a dit…

Merci pour la promenade, brige, z'ont l'air bien sages, tes lycéennes ricaines, là. ;-)

la Mère Castor a dit…

hâte d'y être. Par la porte de la cour, j'aurais pu voir mon Fidel qui travaille pour le festival. Merci pour la promenade (presque) familière.

Zouzou de Bayonne a dit…

Question a la paumee ; serez vous a Avignon pendant le off ?

brigitte celerier a dit…

et pendant le in, ce sont les mêmes dates (mais mes forces et ma bourse sont limités) - comme j'y serai avant et après

Gérard Méry a dit…

C'est quoi une photo touriste ?

Avignon a dit…

Très jolies photos !

Julien