mercredi, juin 20, 2012

telle qu'en moi même


Entre lumière et ombre, ou dans l'ombre baignée de lumière
Entre l'ombre, le jour mort que je croyais voir dans le ciel au troisième éveil, qui m'a dissuadée ou servi de prétexte pour ne pas aller en quête de ces sacrés billets, (et je m'étais rendormie trop longtemps, trop profondément)
Entre la lumière qui reprenait vie sans grande force
Entre des projets qui se repliaient, un cerveau qui voulait sortir des brumes et un corps qui accentuait la scatologie qu'est ma vie, un ventre omniprésent que n'avais pas assez de volonté pour oublier (va bien falloir pourtant)
Entre l'agacement devant ma veulerie, l'énervement devant celle qui sortait trop souvent des voix dans la radio
Entre le plaisir souvent, la lumière brillante ou tendre de penser l'existence de gens que j'aime
Entre la perversité de la billetterie du Festival sur internet, qui s'obstine à indiquer «pas de disponibilités pour l'instant» pour choses aussi peu désirables que «six personnages en quête d'auteur» monté par Braunschweig ou «un ennemi du peuple» monté par Ostermeier, et tant pis s'ils sont hautement consensuels, je ne veux pas m'en passer (les quatre autres juste un peu moins) – et les «toutes les lignes de notre standard sont occupées, veuillez...» quand la communication n'a pas été coupée avant
Entre l'éveil, le plaisir de penser, ou simplement de sentir et aimer qui me venaient de billets mis en ligne par des amis qui d'être virtuels n'en sont pas moins essentiels
Entre factures à payer, plaisir de donner et calculs sordides
Entre la flemme sans raison de préparer l'inscription sur Babelio des dernières lectures appréciées
et les envies freinées de lectures parce que faudrait vaquer
Entre désir fort de remercier et m'excuser auprès du frère et des soeurs et mon incapacité à le faire gracieusement
Entre deux photos, deux mots, la petite excitation quand les avons choisis, et un blocage mou qui laisse le vase de juillet dans les limbes, ou à la porte des limbes
Entre enthousiasme et aquabonisme
une journée ordinaire de Brigetoun

10 commentaires:

joye a dit…

Entre chien et loup, je te lis et je te réponds.

Dominique Hasselmann a dit…

Entre deux mots...

Danielle C. a dit…

Une très grande envie de commenter votre texte, de gloser "virtuel" et parler d'amitié, remplacer "entre" préposition par "entre" verbe, mais je suis entre incapacité d'écrire et difficulté à penser. Au moins capable de laisser un signe.

JEA a dit…

la journée peut être ordinaire; Brigetoun que du contraire...

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

...en cas d'hémorragie veuillez appeler le service des grands saignements...

jeandler a dit…

Faut-il invoquer Saint Bénezet pour venir en aide à Paumée ? Je le ferais, bien que mécréant, bien volontiers. Dis-nous.

arlettart a dit…

TU ES HUMAINE
Ah!! quel bonheur de se retrouver en toi car nous "biaisons" je biaise et cherche des détours parfois obscurs pour traduire ce que tu dis si sainement
Merci à toi

Gérard Méry a dit…

Ta flemme est harassante

brigitte celerier a dit…

navrée (et sourire)

Pierre R. Chantelois a dit…

Entre deux flemmes, venir lire Brigetoun. Pour retrouver la forme ;-)