jeudi, juillet 05, 2012

Jour ordinaire


Ciel bleu très pâle, transparent, aux petites heures, quand le soleil s'installait
ciel bleu gorgé de belle chaleur quand m'en suis allée aux halles – ciel couvert par moment – bleu voilé – retour du bleu dur – dirons-nous variable ?
Ciel clément disait le téléphone pour le premier dîner des intervenants au festival de la correspondance, dans le jardin familier, à Grignan, mardi soir.
Découvert que les soldes commençaient enfin dans notre sud – souri aux vitrines – dit pas besoin, plein de vieilleries aimées, de robes à trois francs six sous dans lesquelles suis bien, et suis vieille qui ne sortira que dans foule bigarrée et indifférente... et puis j'ai couffin au bout de bras,

croisé un premier groupe en campagne avec cartons-porte-affiches garnis de ficelle et un escabeau (mais passaient trop vite pour que j'exhume mon appareil) et très très peu d'affiches en place (ce sera pour jeudi matin et dans la nuit de jeudi à vendredi)

courses détendues, peu de clients, vendeurs de belle humeur, pas trop de touristes, mais beaux étalages

et retour avec petites poires, pommes, courgettes de toutes formes, trois sortes de tomates, aile de raie, mini rougets, solettes, lieu et deux kilos et demi de patates de tailles et pedigrees variables – provisions fraîches avant de me contenter de ce qu'offre le petit casino quand n'aurai plus temps.


Et puis, après n'avoir trouvé que pantalons trop-chers-pour-ce-qu'étaient ou trucs trop grands ou trop décolletés pour moi au Comptoir des cotonniers, ai installé couffin, patates, poissons, etc... dans le raffinement de Ventilo, avec la presque ferme volonté de me borner à un moment d'amusement, ai essayé des soieries brodées et mousselines idéales, et me suis retrouvée avec une robe (bien mieux qu'elle ne le semble là) au prix très réduit mais encore déraisonnable – mais qui me plaît vraiment, et qui est assez intemporelle et de belle qualité pour, comme du temps de nos grands-mères, et comme toujours avec moi, m'accompagner en belle durée.
Ai négligé au moins provisoirement les autres boutiques, avec vertu et bras trop chargés.

Rentrer – ménage – cuisine – rangement – et, en écoutant le débat sans enjeu sur le dernier conseil européen, avec un très fort intérêt, lu, en bloquant par moment mon esprit, au gré de ma bibliothèque, à la recherche d'idées pour http://brigetoun.wordpress.com sans grand résultat.
je me flatte un peu, suis maintenant moins souple, même si lu au sol, et moins charmante que la petite bonne femme de Titou http://www.titouvergier.com/ 


Et les équipes sont en plein travail - à l'heure des poubelles, un peu avant vingt heures, il y avait une dizaine d'affiches dans mon coin de rue, qui est en dehors des circuits.

7 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Les affiches concurrencent désormais les vêtements (elles sont le rideau manquant du théâtre) !

Baudelaire me semble bien fardé...

Pierre R. Chantelois a dit…

Je crois que bien en effet que Charles ne passera pas inaperçu à Avignon.

jeandler a dit…

Voici venu les temps des soldes d'été, dit-on, et des affiches, ces dernières annonçant plus sûrement que les premières la fête.

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Affichage toute la journée d'hier.
Il y a déjà beaucoup d'affiches en place.
(Mais après tout, qu'est-ce qu'on en a... à fiche ?) :D)

JD a dit…

jour ordinaire ? bon comme le pain, l'air, la douche ou le sommeil, toutes choses délicieusement ... ordinaires. Comme la vie en somme !

arlettart a dit…

Ta robe presque de...bure ' vu la cordelière) est belle, bon choix en attendant le premier spectacle

Gérard Méry a dit…

Beau de l'air et du ciel bleu...jour ordinaire