lundi, août 06, 2012

Se laisser glisser en oisiveté et musique

Faire avec conscience, après petite hésitation à se réveiller réellement, les corvées nécessaires et puis s'installer, non pas s'installer c'est trop volontaire, être délicieusement dans le rien.
Ciel bleu entre nuages, chaleur qui se voudrait modérée, petits bobos sans importance, sommeil rodant et sérénité.

Et en fin de journée longue tunique et pantalon kaki, écharpe de la nièce sur l'épaule, au cas où et pour la bonne humeur secrète, et de nouveau le cloître des carmes, pour un duo chanteuse-piano, ou un pianiste, Gustav Karlström, accompagnant une chanteuse Elisabeth Kontomanou
écouté et regardé, juste avant de partir, la vidéo de 2008 qui figurait sur le site du Tremplin jazz, d'une brièveté déconcertante
fait un tour sur Deezer http://www.deezer.com/fr/music/elisabeth-kontomanou pensé on verra, on entendra bien... mais j'aime plutôt ou plutôt plus que plutôt.

un peu bagnaudé en route, et je n'étais pas beaucoup plus en avance que la veille – surprise en ne voyant aucune queue -  nous, les trois arrivés ensemble, nous nous regardions étonnés quand on est venu nous prendre par la main, au moins fictivement, nous dire que l'ouverture s'était faite plus tôt, pour le confort du public et faire les affaires de la buvette.

Ai, glissé sur le côté comme toujours, pour venir m'installer au premier rang, 

un peu plus au centre, sous l'oeil de la gargouille humaine.

Attendu, faute d'avoir pris un livre, en regardant le ciel, la scène vide,

les plantes folles sur les contreforts de Saint Symphorien,

les gradins qui se remplissaient...
demande qu'on ne prenne pas trop de photos (du coup en ai pris cinq à la sauvette dont une impossible) – annonce qu'elle a choisi un programme de blues et de reprises de standards – annonce que l'accompagnateur Gustav Karlström est son fils.
Elle arrive souriante, elle commence à chanter, elle s'interrompt, dit qu'elle a un problème avec sa gorge, une allergie, boit un peu d'eau, recommence, n'est toujours pas satisfaite, et sort «pour se remettre», nous laissant avec son fils chargé de jouer et chanter pour nous faire attendre.

Vérité arrangée ou non, le fait est que le garçon (le trouve très jeune) s'en acquitte plus que bien, avec humour, avec une belle façon de chanter, sans grands effets de voix, mais en souplesse, en jazzman.

Et puis après deux airs et une improvisation en l'honneur de sa bouteille d'eau, retour de Elisabeth Kontomanou qui avec l'aide d'un café, puis d'un verre de vin rouge (de quelques gorgées) retrouve sa voie – et c'est bon et beau chant, passant du ventre à la lumière

charme de notes claires, beauté de notes profondes, roucoulement et velours sombre – rythme, présence, entrain...

Un entracte pour ceux qui veulent se nourrir et se désaltérer,

acheter disque, tee-shirt de l'association productrice, ou sortir

fumer ou discuter dans le calme de la place.

Seconde partie avec toujours le plaisir de ces standards, avec la participation du public requise

et retour dans les rues désertes,

avec un reste d'animation place de l'horloge.

8 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Cette terrasse de la fin illustre, à mes yeux, je ne sais trop pourquoi, une journée bien remplie. Rencontres en groupes, bonne bouffe bon vin. Après la musique, avec jarnigoine et bagout, une belle fin de soirée en perspective.

JEA a dit…

la mère à boire
et le fils piano...

jeandler a dit…

La gargouille plus romaine qu'humaine ainsi casquée.
Un remède de cheval pour chasser le vilain chat de la gorge et voici une plutôt bonne soirée sans pluie ni nuages.

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Cool août...

arlettart a dit…

Une sorte d'errance paisible ...
Tiens !! carcasse se calme??
Je plaisante !! pensées
AA

joye a dit…

Ah, ce pull ! Dis-moi qu'il y a des étoiles sur un fond bleu sur les manches !!!

brigitte celerier a dit…

non, na - et d'ailleurs le rouge manquerait de franchise, un rien orange

Gérard a dit…

La gargouille c'est Barbe Rouge !