samedi, septembre 01, 2012

Ce matin là - 2


Ce matin là, ils ne purent se mettre d'accord, les suggestions de leur mère tombèrent dans l'indifférence, leur père n'en fit aucune, il y eu litige pour la possession du bol à l'oiseau bleu, quelques grands gestes de bras, une danse du pot de miel, et chacun s'en alla de son côté.

Ce matin là, comme il pleuvait interminablement, pour toujours, l'aînée a décidé qu'ils joueraient au théâtre, a distribué des rôles malgré controverses chougnardes ou doucereuses, a décidé d'une histoire qu'ils ont détruite en improvisant, et ils se sont merveilleusement disputés et amusés, sauf Pierre qui leur a dit que c'était idiot et qui est allé retrouver ses amis pour faire un concours de saut en longueur avec dérapage dans la boue de la rive près du ruisseau, et fastueuses réceptions sur les fesses.

Deux paragraphes préalablement embarqués sur des convois de glossolales http://leconvoidesglossolales.blogspot.fr/

7 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Café qui bout dans les lenteurs et moiteurs du temps. Pluie interminable qui se mêle aux disputes improvisées des enfants. Déjà une tristesse d'automne?

Dominique Hasselmann a dit…

Il y comme une ambiance de Matisse dans cette photo.

Dominique Hasselmann a dit…

Il y a...

arlettart a dit…

Et le bol bleu à l'oiseau bleu fût cassé?

jeandler a dit…

Qu'une aile fêlée et une petite brèche sur le bord.
Les fesses amidonnées, le pantalon tenant debout tout seul une fois quitté : voilà une mâle activité . Curieux ce choix des filles alors que les femmes furent longtemps interdites de théâtre...

versus a dit…

Et les fleurs hors du calice comme les fesses hors de soi!

Gérard Méry a dit…

texte court pour un saut en longueur