mardi, novembre 27, 2012

En grisaille douce et humide

cristaux sur des gris
désir de fête obligé
lassitude ou joie

ta tête blottie
dans la chaleur de l'aile
refuser le guet

venu du fleuve
en morne douceur grise
épier la ville

entre deux pavés
doux vert énervé jaune
elle vient de tomber

rose charnue floue
comme lobes palpitants
sa gloire fanée 

chantent en douceur
leurs tons de mort sur le gris
où elles gisent

lâchée par le vent
tombée brisée parfaite
sa simplicité

10 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Délicatesse du ton, gravité du sujet, poésie en filigrane. La douceur des heures et la fragilité de la vie.

Dominique Hasselmann a dit…

Le temps s'effeuille................

jeandler a dit…

De la grisaille faisons ripaille
le ciel est de saison
et les feuilles la fièvre les tenaille.

mémoire du silence a dit…

grisaille de verre
les plumes se replient
les feuilles se meurent


très beau ces images accompagnées de haïku

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Les souvenirs se rappellent à la masse
Les mortes feuilles et Félicie aussi...
 
                              :D)

tanette2 a dit…

Magnifiques haïkus qui redonnent vie à quelques feuilles que l'on n'aurait même pas regardées dans la grisaille...

czottele a dit…

le deuxième m'émeut particulièrement: refus du guêt, tête blottie dans la chaleur de l'aile, me laisserais bien tenter...

brigitte celerier a dit…

moi aussi, d'ailleurs ça me décrit assez bien

DUSZKA a dit…

Grisaille poétique, automne citadin, je vois les beaux platanes dans ces feuilles abandonnées. Ce n'est pas un arbre courant ici, j'en avais de grands majestueux dans le Lot-et-Garonne de mon enfance. Je décortiquais le "tulle" sur les fruits secs.

Danielle Carlès a dit…

parfaite simplicité ...