mercredi, décembre 19, 2012

mon bon plaisir


Mardi matin, m'en suis allée, pour courses ménagères sans grand intérêt, dans les rues de la ville, esprit mort, sans plaisir ni déplaisir.
Mardi matin, une petite joie légère attendait en moi, s'est réveillée dans la rue de la Petite Fustrerie - seule rue du quartier qui se refuse à la musique ces jours ci, seule rue sans cônes-lumineux-faux-sapins - devant cette tentative de géométrie bousculée d'un petit fouillis blanc,

la gentillesse légère de ces fleurs candides qui ont envahi les bacs alignés, la candeur qui contaminait le ciel.

Mardi matin, en charriant les conserves achetées, contrairement à mes plans, pour le déjeuner fraternel de jeudi (honte j'ai, et suis bien embêtée maintenant, ma foi tant pis), avais toujours cette trace de petite liesse - ai contourné le marché de Noël et suis allée admirer la très grande crèche de l'Hôtel de ville, parce que la seule trace qui me reste des fêtes de fin d'année - la seule avec la chaleur des sourires et disputes familiales à laquelle donnais importance -, ce sont les santons..

et là sont nombreux, et de bonne facture (Carbonel), étagés dans un paysage qui se veut provençal

en ai profité comme une petite pause, un moment de semblant d'intérêt, même si, curieusement, et contre toute tradition, je me moque totalement de tout ce qui entoure les statuettes (sauf l'amusement des commentaires des adultes expliquant les petites scènes aux enfants)

et, désolée, vous les impose.

Cette année, il y a aussi, à l'écart, un petit établi, avec le matériel d'un santonnier, et deux très grandes statuettes.

un peu plus grandes, même, que les anciens et beaux santons de cire de Saint Agricol, (il faudra que je fasse un tour au Roure, à Saint Pierre, Saint Didier et Notre Dame)

Suis rentrée, ai salué les quatre nouveaux de cette année, qui attendent leurs compagnons, leur ai dit qu'ils ne devaient pas être vexés, qu'ils me suffisaient (et heureusement pour les deux d'Isoline) tels qu'ils étaient.

Je pense tout de même que je me sens plus d'affinité et de ressemblance avec la chèvre (enfin en plus vieux) dans le groupe auquel voulais m'identifier.
Mais ne sais si la vieille a voulu se venger, le reste de la journée a été plutôt pénible, et suis restée d'une paresse très vaguement comateuse, à ma très légère honte.
Intéressant n'est-il pas ?

7 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Mais qui n'aurait pas le cœur léger en se promenant autour des Santons... Ils nous donnent tout un monde à découvrir ou à redécouvrir... Tout élan d'une chaleureuse humanité qui mène à des petits bonheurs est bienvenu en décembre ;-)

Dominique Hasselmann a dit…

Santons sous le soleil...

arlettart a dit…

Mais oui!! "jeune fille" très intéressant en ce proche Noël de se plonger dans ce petit monde des santons et leur vie en plan fixe
Suis allée hier à la cathédrale leur dire un petit bonjour et surtout en souvenir du bel ange qui remue la tête en recevant offrande

Françoise Dumon a dit…

Ah oui, je ne l'ai pas encore visitée, elle a l'air de belle facture cette année, je veux dire encore plus que d'ordinaire.
Pour ce qui est des illuminations, la rue Banasterie y échappe aussi.

brigitte celerier a dit…

Arlette, la plus belle celle de la Cathédrale (et c'est vrai j'avais oublié l'ange)
Françoise ce qui me gène le plus (mais cette année le son a baissé et le choix est plutôt meilleur, moins convenu) c'est la sonorisation - la petite fustrerie donne dans l'illumination et le décor, mais un peu différents, plus raffiné - on est snob ou on ne l'est pas, et je le suis

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

C'est le temps des crèches.
Nous le sentons.

jeandler a dit…

Les sonorisations sont épouvantables et font fuir les oiseaux. Et nous cassent ce qui nous reste d'ouie.