samedi, avril 20, 2013

samedi

lumière rose de l'aube - assoupissement - pluie fine, éclaircie – éternuements, toux – nuages, pluie – carcasse quiète – lumière revenue, s'affirmant, déclinant, pleuviotement, vent... sommeil bercé

me suis installée en face de lui,
avons goûté de concert (pour de conserve étions trop plantés) le vert merveilleux de l'artifice, comme jamais herbe d'ici ne sera
avons tenté d'attirer l'attention du lapin plein de serpolet mais il guettait on ne sait quoi, un chasseur venant dans la lueur rougie du couchant, ou plutôt caché dans le décor du salon ?
L'oiseau penchait la tête, me regardait, je croyais entendre le son d'un cor comme chaque fois que je rêve au soleil couchant (juste quand je rêve)
La pluie verdissait les feuilles de la cour, l'oiseau s'est assis pour couver l'avenir, je me suis plongée dans la versification, ou l'ai effleurée, entre jouissance et recul de mauvaise élève,
parce que les vases communicants approchent (même si sont furieusement démodés – je me demande si je suis contagieuse – ils semblent devoir se borner à six échanges) parce que ce sera un échange plaisir, parce que une idée me plaisait, parce que la crainte s'installait, parce que persuadée suis de ma nullité en ces jours, parce que ne me restait plus qu'à me lancer... fait en grande partie, résultat comme peux, premier jet à revoir, Brigetoun, à revoir.
Au surplus, repassage, lecture textes mis en ligne, lecture bribes intelligentes dans le numéro d'Europe sur Benjamin, sieste, repassage, clameurs tristes du monde avec un petit éclair de joie..
un jour

liens du jour
très fragmentaires (y ajouter textes sur tiers.livre, les placard, d'autres, vous laisse trouver)
http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article1043 la superbe méditation - l'âge et le temps - d'Arnaud Maïsetti
et dans la traduction en cours du journal de Kafka par Laurent Margantin http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article1955 ce redoutable portrait à grands traits et mots précis, et les fragments suivants, avec toujours cet univers en une phrase
repêché dans mon silence d'hier, parce que lu en sympathie avec la stupeur exprimée et avec les admirations, de Florence Trocmé dans le Flotoir - plutôt la modestie http://poezibao.typepad.com/flotoir/2013/04/plutôt-la-modestie.html

8 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Merci de cette belle mention. La pluie fine vient apporter son aide à l'opération verdoyante de la nature. Mais il faut aussi beaucoup de soleil. Que nous espérons plus fréquent. De nos esprits bourgeonneront ainsi des pointes de bonheur.

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Attention, le son du cor contrepète !
:D)

Dominique Hasselmann a dit…

Pour les Vases co, il faudra que je vous envoie les références de la participation de François Bonneau avec moi (mais encore rien préparé !).

Il y a forcément des hauts et des bas, il suffit d'attendre la prochaine marée : consulter le calendrier spécialisé avec la hauteur des vagues...

Vitrines : toujours surprenantes, l'envers du décor de théâtre (urbain).

brigitte celerier a dit…

merci Michel - je suis si nulle avec les contrepèteries que ne me méfie jamais

brigitte celerier a dit…

Dominique, me réjouie et vous note

arlettart a dit…

Rejoins "Montréal" grâce à toi!!! l'oiseau de Pierre me parle

brigitte celerier a dit…

Pierre est un gentil magicien, qui transforme ses moments un peu déprimés en beauté

Pierre R. Chantelois a dit…


Bonjour Brigitte

Quel gentil mot. Touché. Vlan!

Pierre R