jeudi, mai 09, 2013

Lumières


Ciel d'un bleu profond quand suis vraiment entrée dans le jour, et presque énergie en Brigetoun.
Et puis, peu à peu, de longues lanières et de petites houppettes blanches sont venues lentement coloniser le ciel

et au fil des heures s'est installé un voile blanc, haut pendu, filtrant doucement la lumière.
Ne tendais pas le visage vers le soleil, ai constaté que miraculeusement des promesses se dessinaient sur le calamondin

et même (si, je vous assure, il faut bien regarder), avec une réserve sage, sur l'olivier.
Energie évanouie, lectures studieuses ou non, en désordre hasardeux, et départ, en fin de journée, en bon badaud que suis, voir le spectacle sur la façade du palais qui étaient annoncé, un peu étonnée par l'heure indiquée (20 heures 30) qui excluait les jeux de lumière, 

vu les tréteaux dressés pour les jeunes danseurs du conservatoire en fin d'après midi,

le poste de pilotage vide de toute présence humaine... me suis installée dans l'attente, debout au bord du vide de la place (trop mal aux jambes pour envisager de m'asseoir et surtout de me relever) 

les pierres blêmissaient avec la mort lente du soleil, on travaillait dans quelques bureaux ou pièces du palais 

les photographes étaient en place,

les familles et les groupes discutaient ou mangeaient des sandwiches, le temps passait, Brigetoun commençait à deviner que ce serait bien lumières et donc pas avant 21 heures 30 et pour s'occuper laissait monter petite rage contre la grossièreté de cette erreur dans l'horaire (et contre sa sottise de ne pas avoir deviné)
peu à peu la nuit est venue, les attendants patients sont devenus foule, Brigetoun en avait un peu assez mais se demandait comment s'extirper de cela avec ses jambes rétives

et puis ça a commencé, un peu avant 10 heures moins le quart, et, à contre-coeur un peu au début, sans réserve ensuite, ai dû reconnaître que c'était une réussite (courte aussi, pour les avignonnais de passage : venez tard et quand vous voulez, ça tourne en boucle)
Alors comme pouvais ai pris beaucoup trop de photos, sans trop regarder ce que je faisais,

(j'en ai jeté – il en reste encore trop, comme peuvent... )

m'en suis revenue, de moins en moins femme saoule au gré de la marche, et suis remontée vers l'antre en finissant à quatre pattes...

L'attente était en trop, le spectacle réussi, plutôt spirituel par moments, le public avignonnais plein de talent et joyeux.

8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Les ombres d'Avignon auraient remplacé les ombres chinoises ?

Francis Royo a dit…

Ne m'étonne pas que vous soyez rentrée à quatre pattes avec cette ivresse de lumières et de couleurs. Vos photos sont superbes. Merci de ce partage.

arlettart a dit…

Oui! moi aussi une invasion d'indésirables
Merci pour ce flamboiement des plus réussi mais jamais trop de photos cela donne parfaitement l'ambiance

jeandler a dit…

Tout Avignon en parle de ce spectacle. En espérons que la sono ne soit pas délirante...

Danielle a dit…

Photos magnifiques, non, pas trop ! Merci d'avoir été patiente malgré jambes rétives et d'avoir attendu la nuit.

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Tu nous montres presque tout le spectacle !

tanette2 a dit…

Merci pour ce beau reportage, non pas trop de photos pour nous qui n'étions pas là....
Ca valait la peine d'attendre (regret pour toi d'avoir attendu une heure de trop)

Anthropia a dit…

Quand les murs se mettent à parler. Très belles photos.