lundi, septembre 30, 2013

paresseuses images d'un dimanche matin humide


premier contact un peu brumeux à travers twitter (ne le dites pas, c'est mon remède anti-Alzheimer), éclair, brusque fracas, grondement méchant, ciel qui tombe en averse drue, sortir pied nu, chemise trempée, pour assurer bonne évacuation de la terrasse, se sécher les pieds, vieux cardigan jeté sur épaules tremblant devant l'écran, peur animale, retour tête sous couette...

une très courte absence dans le sommeil, petit tour twitter, saluer les arrivés, obscurité de la lumière, humeur de dogue, café, tartine, tourner en rond, sans volonté de faire quoi que ce soit, envie de mordre sans rien à...
Se donner coup de pied moral, la pluie a cessé depuis plus de dix minutes, partir, sans couffin, pas certaine d'aller jusqu'aux Halles

marcher, sourire au grotesque d'un beau chandail hors de prix, si délicieusement simple et adapté à la vie encasernée dans l'antre... continuer et prendre images des petits éclairs d'intérêt, et des espoirs naissants, déclinant, que donne le ciel, dans une neutralité amusée.
Décider de ne solliciter mots que pour tenter de répondre, brièvement, au long et beau texte reçu pour les vases communicants, laisser images, telles qu'elles sont, 

de la rue, du sol, de la prudence d'une vierge, des étals, de la petite foule qui circule dans les allées,

des terrasses repliées, vélos endormis, façades éplorées, cloches gaies contre la déroute du ciel, Corneille boudant, et touristes touristant.
Ranger courses, pocher poisson pour les pâtes de la semaine, sortir dans la cour, voir les gouttes qui pendent des olives, les corolles des roses qui commencent à s'ouvrir, le blanc du ciel qui se fait transparence, la lumière qui touche le mur, au dessus de moi maintenant.
Vaquer, nettoyer, faire fondue de tomate, éplucher, couper fin un bout de navet et une courgette, mettre eau à bouillir pour les pâtes, préparer une sauce, trois pas dans la cour comme un apéritif, un ciel souriant en bleu délicat avec trois jolis nuages.
Sieste, thé, ciel d'un dur bleu lumineux, froid aux mollets, et retour du plafond nuageux...
et rien que le jour qui passe.

12 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Corneille boude aux corneilles...

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

La ville ne manque décidément pas de sujets, et les appareils ménagers laissent des traces... :D)

jeandler a dit…

Joli coup d'œil sur les vélos à l'écurie. En attente d'une Walkyrie.
Ce serait peut-être une idée pour survoler la ville ?

brigitte celerier a dit…

pas par moi, n'ose pas me risquer dessus et me casser la figure en public (fait un peu de vélo à 11 ans et plus depuis)
en vaquant je m'interroge sur les appareils ménagers de Michel (l'est trop malin pour moi le monsieur)

Elise a dit…

une présence au monde et tout ce jour qui passe

ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ a dit…

Je veux dire : la trace sur ton carrelage, est-elle due à une machine à laver ? à une cuisinière ? à quelque autre appareil ménager ?

brigitte celerier a dit…

comme ce n'est pas mon carrelage mais celui du bout de rue entre place de l'horloge et place du change, je penserai à une machine à glace, non ?

tanette2 a dit…

..Humeur de dogue..grotesque d'un gros chandail hors de prix...et images d'un tout venant d'une journée qui passe...j'ai aimé.
J'aurais bien acheté des noix fraîches, n'en ai pas trouvé sur notre marché du samedi...

Pierre R Chantelois a dit…

Les petits objets inusités prennent ici une place d'exception. Et les mots pour les accompagner leur donnent un sens inattendu. J'ai aussi été intrigué par ce carrelage...

brigitte celerier a dit…

la rue piétonne tout simplement (un peu glissante par temps de pluie)

Gérard Méry a dit…

Le temps gris ne te donne pas le moral, et pourtant Avignon n'est pas Brest.

arlettart a dit…

Terrasse aux malons luisants qui ravivent les couleurs comme chez ton voisin des papes on dirait qu'ils sont antiques avec la touche de rouge 'de la pelle moins antique )