dimanche, septembre 01, 2013

Samedi alphabet en s détrôné par un ban des vendanges (en très très longue coulée)


météo
Se réveiller, voir qu'internet dort, ouvrir volet sur un ciel indistinct et un air encore frais, mais calme – se rendormir, revenir devant l'ordinateur, faire un tour de ce qui s'est écrit, saluer les quelques gentilles références à Paumée, ouvrir le site de la ville, voir que le programme du ban des vendanges commence le matin, se réjouir du ciel qui se révèle bleu avec un joli nuage, de l'absence de vent.

lecture
prendre sur la table le long, élégant, fin (47 pages) livre lu avec une attention heureuse dans la nuit, Géologies de Bergounioux (cette façon qu'il a, puisque rien ne lui a expliqué la cause de la tristesse stagnante des terres pauvres où il est né, de vouloir comprendre, de chercher, d'apprendre – et, au passage, des portraits et une merveilleuse récapitulation des roches de ce coin au coeur de la France) – noter, juste avant le dernier paragraphe
Non, on ne rêve pas inévitablement ni toujours. Oui, ce qu'on sent, pense, fait, se rapporte à ce qui se passe, si incongru qu'il paraisse, malgré tous les démentis. On est au monde et le monde en nous. Il n'existe pas de son côté ou pas du tout tandis que nous serions prisonniers d'un songe.
C'est après cette lecture, par laquelle il aurait fallu commencer, que j'ai délaissé les cailloux, repris celles, sans attaches précises, extérieures, que je faisais au loin.

alphabet
sera pour un autre jour, mon samedi a délaissé le s, et choisi d'être (avec excès) trop plein d'images

Ban des vendanges,
Je ne sais pourquoi, plaisir un peu touriste et enfantin des images, ou envie à la sottise de laquelle je me résous avec un sourire, de croire être en liaison avec le passé de cette ville où je suis, je vois arriver le ban des vendanges chaque année avec une petite attente joyeuse.
Ceci dit, celui que, pour leur 20ème anniversaire, http://www.bandesvendanges.fr/ les vignerons des Côtes du Rhône se sont offert, était pour une spectatrice, au moins pour sa première partie, un peu décevant.

Le cortège des confréries avait lieu le matin, contrairement aux années précédentes... je croyais que j'étais en avance, j'étais en retard parce qu'ils ont fait le trajet à une vitesse totalement inusitée – cortège réduit et ponctuel – j'ai rattrapé la fin du cortège sur la place, dans l'ombre que projette à cette heure le palais

et j'ai tenté de les dépasser en riant de mon essoufflement (eux aussi, du moins certains, gentiment) 

Je suis arrivée sur l'esplanade pendant que Saint Agricol, sur les épaules de ses porteurs, était salué par l'évêque (oublier ce qu'il est – caricature effrayante de la religion dans laquelle j'ai été élevée et que je respecte si m'en suis détachée depuis longtemps) 

juste avant que, sur quelques notes de musique, pendant que les dernières confréries arrivaient, le cortège pénètre dans l'église

suis repartie, un peu déçue - d'ailleurs l'assistance était beaucoup plus clairsemée et moins joyeuse - parce que (intégrisme ou crise?), non seulement ils n'ont pas invité ces confréries locales qui me réjouissent toujours, de l'ail du miel de la lavande de la violette etc... mais parce qu'il n'y avait pas de vignerons vrais ou faux en gilets à fleurs et chapeau noir, de cavaliers et de dignes cavalières, de femmes en jupe provençale et fichu, de charrettes tirées par des tracteurs et même le carillon tiré par des hommes, parce que manquaient surtout les ânes, les merveilleux et doux ânes portant des paniers débordant de grappes, mais aussi les acrobates, sans compter, mais ça c'était l'année d'un anniversaire de la ville, les chevaliers, à pied, mais avec trognes et capes, comme en 2009

in mémoriam des photos (comme si je n'en avais pas assez cette année !) de 2010 (en 2011 j'avais renoncé à les suivre sous la pluie)

et de 2012 l'année de l'exposition de superbes tracteurs anciens visibles au début de http://brigetoun.blogspot.fr/2012/09/un-samedi-melange-dhumeurs-de-beaucoup.html
J'ai dormi, vaqué, ai laissé la vendange de la vigne du pape se faire sans moi en début d'après midi (ai eu raison, le raisin est en retard dans les vignes cette année, et ils se sont bornés à quelques paniers, vendange remise), et les jeux et animations pour les enfants, dans le jardin du rocher et, cette année, dans le clos de la vigne, 

et suis allée faire un tour - rapide, en fin d'après-midi et début de soirée 

Une soupe au pistou qui sentait merveilleusement bon (mais il était bien trop tôt pour ça)

au marché de produits du terroir, assister au ban de la vigne, flâner, regarder le début du pique-nique, la dégustation... repartir, avant le bal, avec un nombre invraisemblable de photos (j'en ai supprimé, mais pas assez)... suis inguérissable mais ça m'amuse – je sais, je pourrais les garder pour moi... 


mais, désolée, je vais en poster encore quelques unes demain... la suite à partir du ban et du pressage des quelques grappes, après ces images d'attente.
(et j'ai rencontré une lectrice très gentille)

6 commentaires:

jeandler a dit…

Il n'y a pas d'heure pour la Soupe et Si, un Samedi, l'on fait champoreau, le vin est à l'honneur et cela vous met en joie.

Dominique Hasselmann a dit…

J'espère que la cuvée de Jean-Louis Trintignant, Rouge Garance, qu'il surveille près du pont du Gard, sera réussie !

Quant à la procession, cela pourrait donner lieu à un remake, sur les planches, du "Concile d'amour" d'Oscar Panizza...

brigitte celerier a dit…

Je ne sais pas s'il fait partie de la confrérie des côte du rhône gardoises - tenue spécialement croquignolette

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Ne tutoyant pas les anges
Je n'ai pas bandé vendanges...
o_O

arlettart a dit…

Les fêtes changent peu ou prou selon les années et grand courage de poursuivre
Aime bien toutes tes images souvent inattendues et cocasses avec l'enchaînement , telle la statues toute follette du jus de la treille

Pierre R Chantelois a dit…

J'ai parcouru ces images comme un enfant qui découvre un lieu magique. Je me serais fait volontiers touriste agréable pour frayer parmi ces traditions hautement représentées.