samedi, novembre 23, 2013

À Avignon, on a la culture


c'est déjà ça – enfin là ce sont les industries culturelles ou leur think thank (comprenant tout de même, entre autres, comme partenaires 40 pays et 12 universités) qui nous occupent avec un forum http://www.forum-avignon.org/fr où je suis certaine que plein de choses intéressantes se disent, sous la présidence du président de Gaumont, grâce aux membres fondateurs Vivendi, Dassault, CNC, BNP-Paris-Bas, Neuflize OBC (?), avec l'attention bienveillante des membres bienfaiteurs Bertelsmann, Google et Orange, et le soutien du Ministère de la Culture.
Comme la quasi totalité des avignonnais (sauf je l'espère quelques uns des étudiants qui font de cela leur objet de recherche) je ne suis pas concernée et n'en connais que la présence de policiers, ou je suis le contre-forum quand il a lieu, ce qui ne semble pas être le cas cette année. Me suis tout de même, pour cette fois, promenée un peu sur leur site.
Ai noté, dans la préparation
  • Carte blanche à INfluencia : L’art, levier de performance en entreprise
  • Carte blanche à INfluencia : Quand les marques se piquent de culture et d’entertainement
  • Carte blanche à INfluencia : Public et privé, le binôme idéal pour la culture 
  • Carte blanche à INfluencia : Le nouveau capitalisme culturel
    ai parcouru, avec un certain détachement, les contributions http://forum-avignon.org/fr/culture-future/contributions, enfin surtout la première c'est la culture idiot ! de David Lacombled, directeur délégué à la stratégie des contenus du Groupe Orange
    ai admiré Avignon-prestige sur la galerie de photos de l'ouverture jeudi http://www.flickr.com/photos/forumavignon/ et ne suis pas parvenue à en piquer une, (alors deux vieilles photos du palais parce que beaucoup de choses y ont lieu, et un souvenir du forum 2011)

Ceci dit il y a la candidate socialiste pour les municipales, que cette fois je suis, Cécile Helle, qui se situe dans la bonne zone de ce parti qui fut mien,
http://cecilehelle.over-blog.fr/article-une-ville-culturelle-pour-tous-120855681.html et qui organisait ce vendredi à partir de 18 heures, au Grenier à sel (redoutais un peu la trotte dans la nuit), des états généraux de la culture, en présence d'Aurélie Filipetti, avec trois tables rondes
  • les publics et les pratiques culturelles
  • la place de la culture dans la ville
  • la culture comme facteur d'attractivité économique
parce que, en effet, c'est de bonne politique, surtout si on implique les habitants, et, après avoir commencé à suivre à l'assemblée la discussion de l'article 1 de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine (avec la crainte que l'on se borne au pouvoir incantatoire des mots), pas si étrangère à ces préoccupations, me suis arnachée, couverte, 

ai mis bottes et toque, et m'en suis allée, avec dans mon sac mon billet pour le concert de 20 heures 30 à l'Opéra,

dans la nuit qui descendait et le vent qui se levait, talons tordus sur calade, en constatant que, cette année, la présence policière, certainement réelle, est très discrète.

Une belle affluence pour ce qui était, en fait, une étape de la campagne de Cécile Helle. Nous avions le choix, en attendant la candidate et la ministre, entre trois ateliers, et j'ai choisi le premier, le public et les pratiques culturelles... une «démocratie participative» qui faute d'un semblant d'autorité de la meneuse de jeu aboutissait à quelques prises de paroles avançant des idées, des buts, dont la plus intéressante (elles l'étaient toutes plus ou moins quand elles tentaient de construire) était sans doute celle du directeur du théâtre du Balcon, Serge Barbuscia, sur sa méfiance devant le mot culture, sur l'art - il disait l'artistique – la diversité, le respect et la connaissance des identités,.. mais aussi à pas mal d'auto-promotion.

Et puis avons attendu - et là les échanges étaient sans doute au moins aussi intéressants - devant la salle principale – rencontré un participant aux rencontres de Vollubilis qui parlait de tant de choses, de réunions, en même temps, que, passionnée, je n'ai à peu près rien compris je crois...

arrivée, bousculade, photographes et entourages, de Cécile Helle et Aurélie Filippetti.

Discours de Cécile Helle, qui donnait les grandes lignes de son programme et plus spécialement de ce qui touchait le thème du jour, avec des trucs intéressants, et je suis partie pendant le discours de la ministre, au début, où elle prenait longuement la défense du gouvernement, s'adressant visiblement aux socialistes et autres gens de gauche un tantinet récalcitrants et de Taubira (ce qui était plus aisé)
et m'en suis allée, marchant plus vite que ne le pensais (vent et froid) mais là je n'en peux plus, alors la façade illuminée et le concert ce sera pour un prochain billet.
Sont pas belles mes photos tremblées ?

15 commentaires:

Pierre R Chantelois a dit…

Une action citoyenne si rare de nos jours en lieu et place d'un certain cynisme à l’égard des politiques.

Isabelle Pariente-Butterlin a dit…

Sont superbes, vos photos dans la foule, la nuit et le froid …

arlettart a dit…

Que de maladresses qui n'ont pas toujours les mêmes objectifs !!
Mais "c'est " et cela est bien quand même
Merci pour ton ressenti ...tremblé

Anonyme a dit…

Votre capacité à vous indigner est un formidable signe de bonne santé.
Surtout ne changez rien!

cjeanney a dit…

ah si très belles (et ton côté michel strogoff sou la chapka :-))
(et puis ta belle lucidité, oui)(prochain billet concert j'aime)

Dominique Hasselmann a dit…

Quand la police s'intéresse à la culture, c'est que les choses vont dans le bon sens !

J'ai entendu hier, sur France Culture, que la mairesse actuelle, en place depuis une vingtaine d'années, ne retournerait pas au charbon : voilà une bonne nouvelle.

Vos photos sont prises à main levée (comme lorsque l'on vote en démocratie directe)...

jeandler a dit…

Un style nouveau que la photo tremblée : Avignon, ville culturelle qui aura vu naître le tremblisme. Le réalisme instantané.

brigitte celerier a dit…

oh Pierre c'est si joli que l'ai tweeté (comme un commentaire sans dévoiler l'auteur par discrétion)

Danielle Carlès a dit…

J'applaudis le tremblisme, la chose et son concept ! Une école dont je suis (et miro aussi, je prends parfois les photos les yeux fermés).

brigitte celerier a dit…

moi c'est les yeux ailleurs

mémoire du silence a dit…

Le ciel est si bleu en Avignon
et Brigitte si jolie sous sa toque
;-)

brigitte celerier a dit…

comme une vieille pomme

Gérard Méry a dit…

Tu fais très russe avec ta chapka

Françoise Dumon a dit…

Comme d'habitude les plasticiens ont été les grands oubliés, relégués dans l'anonymat de leurs ateliers où l'on ne s'est pas précipité non plus malgré les portes ouvertes tout le week end.

brigitte celerier a dit…

ne me fais pas honte - je n'ai vraiment pas pu