jeudi, décembre 26, 2013

Attendre


au coeur de l'hiver, se sentir transie, à s'abandonner, refuser, choir dans un néant,

sous un ciel sombre, gorgé d'humide, menaçant, que de fortes rafales, passant en vagues, ne peuvent ébranler,...

gésir en dure saison, se débattre un peu, renoncer

mais savoir que reviendra – longue, si longue attente – le temps des herbes folles, des masses végétales, de la poussière, le temps du ciel irradié

de la chaleur écrasante sur la foule, le temps où nous échangerons regards de poissons hors de l'eau (photo d'un souvenir joyeusement pénible)
attendre....

8 commentaires:

arlettart a dit…

Cela reviendra ... comme s'apaisera ce grondement sauvage des vagues ce matin sur le sentier des douaniers

cjeanney a dit…

je vais attendre avec toi du coup
(attendons de concert) (parce que "de conserve" ça fait vraiment un effet boîte à flageolets) (alors que "de concer"t on voit les gens consulter leurs programmes et les autres à côté d'eux qui leur font chut, c'est tout de suite une autre ambiance)

Chri a dit…

Attendons, donc.

jeandler a dit…

Une si longue attente...
Hiver vous n'êtes qu'un vilain !

Christine Zottele a dit…

pas mieux...

Pierre R Chantelois a dit…

« Quo usque tandem, hibernum, abutere patientia nostra? »

Gérard Méry a dit…

Vous manger des poissons rouges en Avignon ?

brigitte celerier a dit…

rascasses, chapons, rougets, et là : gondins