samedi, décembre 21, 2013

La chance d'une paumée distraite


M'en suis allée dans l'humidité qui s'est installée sur la ville avec une autorité si grande qu'il semble qu'elle y ait eu sa demeure de toute éternité,

m'en suis allée pour des petites courses utilitaires, et à la recherche d'idées pour d'autres, dans les petites rues sombres, sous gouttes rares mais trop froides pour mon goût. 

j'ai rencontré des chiens, gentiment interrogatif, si tendrement naïf que s'effaçait dans la fausse neige, ou puissamment indifférents, 

j'ai rencontré un lapin, et même deux chevreuils, ou autres animaux à cornes, mais ils ne se sont pas présentés...
et puis, en arrivant dans l'antre, je me suis aperçue que j'avais perdu l'étui réunissant carnet de chèques, cartes (sauf la carte bleue) et billets... m'en suis allée de toute la vitesse dont suis capable chez le marchand de journaux de la rue de la République où je pensais l'avoir perdu – ne l'avait pas – ai glissé un peu plus bas vers ma banque pour faire opposition aux chèques, suis rentrée en colère contre moi.
Appel de la banque me disant que quelqu'un avait trouvé l'objet, l'avait déposé à la banque sans autre précision, le garçon que j'avais en ligne raccrochant quand, après l'avoir remercié, j'ai demandé qu'on lève l'interdiction.

Suis donc repartie vers eux, un peu après trois heures, pour apprendre que la banque située sur ma place était maintenant une succursale du même groupe et que c'était là qu'il me fallait aller (ce qu'ils avaient oublié de me signaler). Suis restée souriante et calme sous le regard un tantinet, ou plus, hautain du jeune guichetier, n'ai guère insisté plus d'un échange un peu désagréable pour qu'il accepte d'annuler l'opposition, et j'ai repris mon chemin vers ma place.
Trouvé un bonhomme charmant, qui a, de sa propre initiative, levé l'opposition quand je lui en ai parlé, et après avoir plaisanté un moment avec lui, bien décidée à faire transférer mon compte à la première occasion, j'ai fait les quelques pas me ramenant à l'antre, désolée que le gentil découvreur n'ai pas laissé son nom.
En fait, en constatant qu'il avait tiré de cette trouvaille cinquante euros, j'ai pensé qu'il avait eu sa récompense... reste que je ne comprends pas comment ce truc a pu sortir de mon sac dans ce quartier puisque c'est place Crillon qu'il aurait été trouvé..
C'était la chronique des petits malheurs heureusement avortés de Brigetoun.

10 commentaires:

Chri a dit…

Un semi-honnête qui s'est offert son cadeau?

Isabelle Pariente-Butterlin a dit…

Toute la complexité dans la course du jour dans le cours du monde … 

brigitte celerier a dit…

encore gérable sans trop de mal cette complexité

Dominique Hasselmann a dit…

Il y a toujours une chance quelque part...

A la veille de Noël, les tentations sont grandes, le principal a été sauvegardé, tant mieux !

brigitte celerier a dit…

exactement, et je fais des progrès n'ai pas tétanisé

cjeanney a dit…

Ben zutalors, cinquante euros de moins, un malaimable, et des circonstances inconnues inexplicables, dure journée :-( (il en faut des lapins des chiens des minois d'animaux pour contrebalancer)

Françoise Dumon a dit…

Je ne sais pas comment j'aurais pris cela... Mais c'est bien quelque chose qui pourrait m'arriver, vu ma distraction.

arlettart a dit…

Aie!! Bravo pour attitude zen !! mais un Ange veillait (un peu) sur toi
C'est Noël Belle Amie

jeandler a dit…

L'euro ne pèse pas lourd pour certaines consciences.

Gérard Méry a dit…

bien failli et chèque et mat !